Passerelle numéro 27
Octobre 2002

 

RETOUR - AUTRES "PASSERELLES"

 

Sommaire

Editorial - Des semeurs d'amour ...
Vie paroissiale
        - Messe des familles
        - Echos de la journée du 8 septembre
        - Vie liturgique
        - Bibliothèque paroissiale
Spiritualité mariale
        - Des mots, une formule ? - Je te salue Marie
        - Un grand poète contemple Marie
JMJ : TORONTO - MONTREAL - Des jeunes témoignent
        - Clémence
        - Dorothée
        - Hedwige
        - Ivan
        - Robin
Etincelles
        - Et Dieu dans tout ça ?
        - Merci
Les statues dans notre basilique
        - Sainte Thérèse de Lisieux
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EDITORIAL

Des semeurs d’amour…

Octobre 2002, mois de la mission universelle

Si vous mettez en terre une semence d’amour et de compréhension, ne perdez pas de temps à la regarder pousser ; car vous ne trouverez alors pas suffisamment de temps pour en semer d’autres.

Si la graine se met à germer et a besoin d’être arrosée, soyez disponible ; mais attendez qu’on vous fasse signe. Si vous l’arrosez trop, elle risque de se noyer !

Ne vous sentez d’ailleurs jamais responsable de la manière dont pousse cette graine. Ce n’est plus de votre ressort.

Une fois que vous l’avez plantée, que le soleil et l’eau lui ont donné vie, son développement ne vous appartient plus.

N’oubliez pas que ce n’est pas vous qui lui avez donné vie ; vous n’avez été qu’un simple outil. Semez donc avec amour et désintéressement, en laissant la vie suivre son cours.

A. Harvey

C’est dans cet esprit que je vous propose d’être " missionnaires " là où Dieu vous a " plantés " c'est-à-dire à Basse-Wavre et dans les lieux que vous fréquentez ordinairement.

Christian Vinel

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VIE PAROISSIALE

Messe des familles

L’année dernière, une fois par mois le dimanche à 10h30, il y avait une messe qui sortait un peu de l’ordinaire : l’animation était plus adaptée aux enfants qui restaient dans la basilique, et un certain nombre de familles d’enfants qui sont en catéchèse y prenaient part. Bien sûr tout n’était pas parfait, loin de là… mais de nombreux enfants et parents nous ont dit " accrocher " à ce genre de messes plutôt qu’aux messes " ordinaires ". Leur enthousiasme est pour moi le signe que nous avons su, avec tous ceux qui s’y sont impliqués, mettre à leur portée la liturgie eucharistique qui, sinon, ne leur " dit rien ".

Comme la paroisse est au service de tous dans leur relation à Dieu, notre évaluation nous a conduits à relancer une formule revue et corrigée des " messes des familles ", en tenant compte de ce que certains paroissiens entrent plus difficilement dans ces célébrations. Il nous semble, en tant que paroisse, que nous n’avons pas à fonctionner en vase clos en organisant tout d’après nos sensibilités. Jésus, qui prône l’ouverture et l’amour des autres, même de nos ennemis…, nous invite à nous soucier des autres paroissiens : en particulier ceux qui ne sont pas souvent présents mais qui ne sont même pas " contre " puisqu’ils nous confient leur enfant pour la catéchèse…

La messe des familles aura lieu le 1er dimanche du mois, de novembre à mars. Voici les dates : 3 novembre, 1er décembre, 5 janvier, 2 février, 2 mars, et vendredi 28 mars à 18h, qui précède le repas de solidarité.

Nous veillerons à ce que la célébration ne soit pas plus longue que les autres dimanches. Si vous avez des suggestions pour améliorer ces célébrations, n’hésitez pas à les transmettre. Nous ne demandons pas mieux.

Christian et quelques paroissiens.

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Echos de la journée du 8 septembre 2002

Jour de la Nativité de la Vierge, par tradition, c’est aussi le jour du pèlerinage des paroisses de Wavre auprès de Notre-Dame de Paix et de Concorde. Nous étions plus de 125 personnes, venant " des quatre coins du Doyenné " pour, ensemble, vivre une démarche de prière pour la Paix.

Parti du monument à la reine Astrid, sous la conduite de Monsieur le Doyen Albert Pirson , interpellant quelque peu promeneurs et sportifs par sa démarche de Foi, un groupe imposant, grossissant au gré des croisements de rues, a rejoint d’autres pèlerins dans notre Basilique.

Alternant chants, lectures et la prière du chapelet, nous nous sommes

adressés à la Mère de notre Seigneur, pour que la Paix habite d’abord nos cœurs, afin qu’à notre tour nous devenions ‘porteurs de Paix’ là où nous vivons, dans nos rencontres et nos contacts avec les autres. Participer à une assemblée où chacun a décidé de consacrer un peu de son temps pour activer le " Souffle de l’Esprit " au cœur de ce monde, cela redonne des forces à l’Espérance. L’évangile de ce dimanche nous disait : " Là où deux ou trois sont réunis en Mon Nom… " ; oui, ce 8 septembre 2002, Sa Présence était perceptible dans notre assemblée ‘d’hommes et de femmes de bonne volonté’.

V.M.

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Vie liturgique

Le dimanche 10 novembre, à 10h30, Monseigneur Vancottem présidera la messe au cours de laquelle il bénira et enverra en mission les 4 nouvelles cellules paroissiales d’évangélisation qui viendront juste de débuter dans notre paroisse.

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Bibliothèque paroissiale

Savez-vous que, après la messe de 10h30, il n’y a pas seulement des livres à emprunter, mais aussi des BD, des vidéos… et des cassettes audio ? Parmi celles-ci, on compte une quinzaine de vies de saints racontées aux enfants, dont les parents se délectent souvent aussi. Le soir à la maison, ou dans la voiture lors de longs trajets… c’est toute la famille qui peut en profiter. Essayez !

D’où viennent les livres ? De donateurs, de la cure (de Jacques Dereau notamment), et des bibliothèques " Vacances Joyeuses " et du " Service de Catéchèse du Brabant Wallon " qui nous prêtent régulièrement chacun une valise de livres pour que la diversité soit plus grande que si nous étions livrés à nos seules ressources.

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SPIRITUALITE MARIALE

Des mots, une " formule " ?

Comme beaucoup d’entre nous, il m’arrive chaque jour d’être une"‘machine parlante". En effet, si je ne suis pas vraiment attentif, mes "Bonjour, comment ça va ?…",… "Salut, tu vas bien ?…" …"A la prochaine…" sont de simples formules, vides de sens, de vie. Il en est peut-être de même pour nos " Je vous salue, Marie "… que parfois nous récitons (au lieu de les prier) comme les moines Tibétains font tourner leurs moulins à prière… !!!

Pour nous aider à rester conscients du sens de ces paroles, vous trouverez dans cette rubrique les réflexions qu’elles ont suscitée au Père Michel Mory. Celles-ci vous seront livrées progressivement dans quelques numéros successifs de votre Passerelle.

V.M

Je te salue, Marie,

Toi, la Mère qui partages tous nos désirs d’être heureux.

Tu es comme la terre qui dit oui à la vie et qui fait sortir de son sein

un parterre de fleurs, chacune chantant à sa façon la gloire de ton fils.

Je te salue, Marie,

Tu rassembles en toi les hommes et les femmes de cette terre,

qui acceptent de remettre leur vie entre les mains de ton Fils !

Tu es la foi qui accueille et qui nous invite à accueillir,

même l’imprévu des événements de nos existences.

Tu dis oui à l’imprévu de Dieu et nous invites à en faire autant.

Aide-nous à découvrir dans la fleur qui s’ouvre à la chaleur du jour,

le souffle créateur de ton Fils…

Père Michel Mory

(…. )

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Un grand poète contemple Marie

IL EST MIDI

Il est midi,. Je vois l’église ouverte. Il faut entrer.

Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier.

Je n’ai rien à offrir et rien à demander.

Je viens seulement, Mère, pour vous regarder.

Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela,

Que je suis votre fils et que vous êtes là…

Ne rien dire, regarder votre visage,

Laisser le cœur chanter dans son propre langage…

Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée,

La femme dans la Grâce enfin restituée…

Intacte ineffablement parce que vous êtes la Mère de Jésus-Christ

Qui est la vérité entre vos bras, et la seule espérance et le seul fruit…

Parce que vous êtes là pour toujours,

Simplement parce que vous êtes Marie

Simplement parce que vous existez,

Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée !

Paul CLAUDEL 1868-1955

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JMJ TORONTO - MONTREAL

Témoignages de jeunes participants de la paroisse

Une équipe 7 jeunes de notre paroisse, accompagnée par Vincent, a pu vivre les Journées Mondiales de la Jeunesse à Toronto.
Cette expérience s'est enrichie d'un séjour en bénévolat au service d'une communauté.
Quelques uns témoignent de ces moments d'intensité.

En partant aux JMJ ce petit air me trottait dans la tête : " Je voudrais marcher aux côtés de mon Seigneur, sur le chemin qui mène à Dieu". Partie dans cet esprit, j’étais pleine d’espérance face à ce séjour qui s’ouvrait devant moi et qui, je l’espérais, me permettrait de consolider un peu ma relation - toujours si belle, mais si fragile- avec Toi, Seigneur. " Come Lord and open in us the gates of your Kingdom. "

Dans ces grandes foules, et ces célébrations en plein soleil, Seigneur j’ai eu un peu de mal à Te trouver, ou plutôt à me retourner pour Te voir : patient et toujours présent à mes côtés. Plusieurs fois, l’occasion d’approfondir un peu ma relation avec Toi  s’est présentée, mais alors, j’étais toujours trop fatiguée, pas assez impliquée, pas encore prête à me laisser interpeller par Ton amour débordant. " Jésus le Christ donne-moi d’accueillir ton amour. "

Dans le silence de l’adoration, dans la vie en communauté, dans le partage et la communion de prière, dans la richesse de nos rencontres, dans l’accueil fabuleux des canadiens, dans le miracle de l’eucharistie petit à petit je me suis mise à Ton écoute et je me suis approchée de Toi. Consciente que pour le moment je ne suis pas capable de grand chose d’autre, Seigneur, donne-moi simplement de parvenir à accueillir Ton amour. " Jésus tu es Roi, et j’avance à ta suite."       

Au beau milieu de nos échanges, au cœur de la vie partagée avec les petites sœurs de Jésus, au centre de nos rencontres avec ces personnes blessées par la vie qui ont tant de choses à nous apprendre, dans le quotidien de nos journées, Seigneur, j’ai pu redécouvrir Ta présence constante à mes côtés. Mettant en Toi le peu de confiance dont je suis capable, je n’ai plus qu’un seul désir : marcher avec Toi tout au long de mes journées. " Bondissez de joie, louez le Seigneur, son amour infini n’a pas de fin. "

Merci Seigneur pour toutes ces richesses que lentement, mais patiemment Tu m’as fait (re)découvrir. Merci pour Ta présence constante parmi nous pendant ce voyage. Merci pour cette vie de prière, de bénévolat et d’amitié que nous avons eu la chance de partager pendant quelques semaines. Merci pour tous les gens rencontrés sur notre route. Merci pour Ton amour infini qui jaillit en nos cœurs et que Tu nous envoies semer à notre tour. Merci " Soyons pour le monde, le reflet de son amour au jour le jour. "

C’est maintenant que tout reste à faire. Le plus difficile n’était pas de partir, mais de revenir et de garder en nous le feu brûlant de Ton amour pour pouvoir le répandre autour de nous.

Clémence, 20 ans

* * * *

RETOUR

De retour en Belgique, je peux maintenant mieux me rendre compte de l'importance que ce voyage a eue dans la croissance de ma foi, dans les engagements de vie que je prends et dans mes relations avec les autres, et plus particulièrement les plus "petits".

J'ai pu confirmer ce que je vivais déjà avec mon Père du ciel et ses deux amis: Jésus qui est tellement proche de nous et "Monsieur Saint Esprit", grâce à qui rien de ce que nous avons pu vivre ne se serait vécu, avec son action secrète mais intense.

J'ai pu en apprendre plus sur la richesse de ma foi, notamment au travers des catéchèses vécues aux JMJ.

       Les paroles du Pape et sa manière douce et exigeante de nous les transmettre m'ont rejointe dans ce que je vivais intérieurement. A travers notre vieux Pape j'ai entendu l'appel du Christ à m'engager rapidement en tant que jeune à sa suite.

Le bénévolat que nous avons expérimenté et le contact avec les sidéens m'ont appris à être plus simple face à la souffrance et à la mort. Je me suis rendu compte que nous sommes tous aimés de Dieu de la même manière et donc tous égaux face à Lui et face à la souffrance.

J'ai pu concrètement vivre l'abandon à la volonté de Dieu et la joie de la vie en communauté. Cette vie de communauté, nous l'avons d'abord vécue avec les 700.000 autres chrétiens présents à Toronto, ensuite au milieu des petites sœurs de Jésus qui nous ont accueillis à Montréal mais surtout au travers de notre petit groupe de 8 "Basse-wavriens" où l'écoute, le débordement de joie et les partages n'ont cessé de se mêler.

Merci à Vincent, Robin, Ivan, Marie, Clémence, Hedwige, Florence¼ Mais surtout à Toi Dieu notre Père autour de qui nous étions et nous serons encore longtemps rassemblés.

Dorothée 20 ans

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RETOUR

Notre voyage au Canada m'a profondément marquée et m'éclaire aujourd'hui dans ma vie de chaque jour.

Le message que nous avons reçu du Pape Jean Paul II :" Vous, jeunes, devez être le Sel de la Terre et la Lumière du Monde " m'oriente dans mes choix et ma vie quotidienne, il me permet de mettre des mots sur la façon dont je désire vivre ma vie.

Cette parole de l'Evangile de St Mathieu me paraît parfois un peu lourde pour mes épaules mais les souvenirs des JMJ sont là, bien ancrés pour me rappeler l'union de tous les jeunes. En effet, je ne suis pas seule, nous sommes des centaines de milliers à avoir reçu ce message gorgé de responsabilité, d'espérance et d'une grande confiance.

Ces JMJ 2002 m'encouragent énormément à penser, quitte à paraître idéaliste, que le monde peut être conduit vers plus de justice et de paix.

Je me base, dans ce témoignage sur le message du Pape car je pense que celui-ci a orienté la deuxième partie de notre séjour, à savoir nos deux semaines de bénévolat au cœur de Montréal (Vivent les Québécois et leur accueil!) et notre vie de groupe parsemée de moments très intenses...

      

Sel de la terre, Lumière du monde, jeunes ou moins jeunes, nous devons y croire!

Je tiens une fois encore à vous remercier, chers paroissiens, de nous avoir portés dans la prière et d'avoir rendu ce voyage possible grâce à votre soutien. J'ai vécu, grâce à vous, à notre groupe et aux regards croisés une des meilleures expériences de ma vie.

J'avoue honnêtement avoir encore un peu de mal à partager ce que j'ai vécu, à mettre des mots sur ce que j'ai ressenti... Cela viendra, je l'espère, avec le temps.

Un des grands souhaits de notre groupe est de parvenir à rayonner dans notre vie et parmi vous de ce que nous avons vécu.

Je ne peux pas terminer ce témoignage sans remercier également Celui qui nous a rassemblés des 4 coins du monde: Notre Père.

Hedwige, 18 ans

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RETOUR

Durant ces Journées Mondiales de la Jeunesse et les journées de bénévolat passées par la suite à Montréal, nous avons pu prendre le temps.

Tout d'abord, le temps de recevoir les richesses que nous ont offertes nos familles et nos paroisses d'accueil avec leur chaleur et leur spontanéité, les petites sœurs de Jésus et leur simplicité de cœur, les résidents de la Maison d'Hérelle - la maison des sidéens dans laquelle nous avons fait du bénévolat - par leur courage face à la maladie. Peu importe qu'elles soient croyantes ou non, l'important est que chacune de ces personnes a été pour nous "sel et lumière" dans notre quotidien canadien

A Toronto, nous avons eu la joie de retrouver les autres jeunes Belges francophones et de pouvoir partager ensemble catéchèses, eucharisties, chemin de croix et sacrement de la réconciliation : nous avons pu ainsi élargir notre répertoire musical, échanger avec des jeunes d'autres diocèses, confronter nos expériences de foi.

Au sein de notre groupe, nous avons également pris le temps de l'écoute et du partage, le temps de mieux nous connaître.

Ensuite, il nous a été donné le temps de lire la Parole de Dieu et d'écouter l'appel que le Seigneur lance à chacun de nous. Aujourd'hui, la phrase-thème de l'Evangile de Matthieu - "Vous êtes le sel de la terre. Vous êtes la lumière du monde" -, grâce aux catéchèses des évêques, aux discours du Pape et aux partages au sein de notre groupe, résonne plus fort dans nos cœurs. Il s'agit à présent d'être à la hauteur de l'espoir que le Pape et le Christ placent en nous.

Nous avons aussi pu vivre diverses manières de prier : à 8 ou à 800.000, seul ou en groupe, en chantant ou en faisant silence, durant un temps d'adoration, pendant le sacrement de réconciliation ou lors de l'eucharistie, en plein air - au bord d'une piscine - ou à l'intérieur - dans la chapelle des petites sœurs de Jésus.

Mais, à force de trop prendre le temps, il faut quand même ne pas oublier de garder du temps pour rire, jouer aux cartes - nous vous conseillons la bataille corse, un jeu bête mais tellement drôle -, chanter - parfois faux -, manger des glaces - rien que la glace au goût "Erable et Noix" vaut un petit détour par le Québec -, préparer le repas, faire la vaisselle - évidemment!-

Maintenant, il nous faut prendre le temps de partager cette belle expérience aux personnes que nous allons rencontrer sur notre chemin.

En tout cas, ce pèlerinage est un encouragement à prendre le temps dans notre vie quotidienne, à prendre du temps avec Dieu et avec les Autres.

       Je vous souhaite, vous aussi, de pouvoir prendre le temps dans votre vie de tous les jours. Merci encore pour votre soutien et pour les intentions de prière que vous nous avez confiées.

Ivan, 21 ans

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Que dire sur ce voyage au-delà de l'Atlantique? d'abord, insister sur l'accueil chaleureux et franc offert par nos familles d'accueil respectives.

J'ai également fort apprécié l'accueil offert à la paroisse de St-Jean Longeuil. Du point de vue de notre groupe de Basse-Wavre, j'ai surtout retenu notre entente où se mêlait harmonieusement et souvent dans la bonne humeur nos différences, nos qualités, nos petits défauts et avant toute chose notre soif de découvrir une Autre chose que celle proposée par notre monde actuel. Chacun a pu également en toute liberté, avoir l'occasion de rencontrer des cultures différentes et de pouvoir les partager.

En résumé, ce voyage Outre-Atlantique a été pour moi, l'occasion d'accomplir un nouveau pas vers le Christ et de pouvoir mieux apprécier les richesses d'autres jeunes du groupe de Basse-Wavre, des richesses intérieures que je ne soupçonnais pas avant notre départ de Bruxelles. A nous, maintenant, de relever le défi, que nous soyons jeunes, personnes âgées, enfants, qui consiste à simplement être en toute liberté et en compagnie de Jésus, Sel de la Terre et Lumière du monde.

Robin, 21 ans

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ETINCELLES

Et Dieu dans tout ça ?

Ecrivain, Prix Goncourt en 1977, Didier DECOIN a raconté sa bouleversante conversion dans son livre " Il fait Dieu ". Il a été interrogé par la revue " Panorama " (n° de juillet-août 2002)

Quel est le principal trait de votre caractère ?

La joie.

Dans quel pays auriez-vous aimé vivre ?

La France m’a comblé, me comble et ne cessera de me combler.

Quelle image vous faites-vous du bonheur ?

La certitude (rarissime…) que rien ne menace ceux que j’aime.

Quelle est votre musique préférée ?

Le bruit de la mer (avec goélands et sirènes de navires si possible)

Votre film " culte " ?

A raison d’au moins deux films par jour (ou plutôt par nuit), j’ai accumulé un nombre incalculable de films " cultes ". Mais " Un été 42 ", de Robert Mulligan, est ce que j’ai vu de plus bouleversant, et en même temps de plus simple sur la vie, l’amour, la mort …

Le roman qui vous a le plus touché ?

" Les Belles endormies ", de Kawabata.

L’animal qui vous ressemble le plus ?

J’ai une tête de cheval, une timidité de chat, des enthousiasmes de chien.

Quel serait, pour vous, le comble de la misère ?

Perdre jusqu’à l’espérance.

Quelle est la seule chose vraiment essentielle à apprendre à un enfant ?

Que le bonheur n’est dû à personne, mais qu’il est possible pour tout le monde.

Selon quel critère jugerez-vous que votre vie est réussie ?

A la qualité des regrets que j’aurai de devoir la quitter.

Combien de temps tiendriez-vous cloîtré dans un monastère ?

Si j’y trouve Dieu, un temps illimité

Comment définiriez-vous l’éternité ?

Comme la plus folle et la plus belle des promesses.

A quelle adresse, à votre avis, habite le diable ?

Je ne sais pas où il loge, mais j’ai la conviction qu’il y est tout seul.

Si, pour vous, Dieu existe, que souhaitez-vous l’entendre vous dire lorsqu’il vous accueillera " là-haut " ?

" Je te pardonne ".

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Merci

J’aurais voulu partir sur la pointe des pieds, mais le petit mot à la fin de la dernière " Passerelle " en a décidé autrement.

Je profite donc de l’occasion pour vous remercier, tous et toutes, de votre amitié, des petits mots échangés, des sourires et des gestes de reconnaissance, de vos prières aussi, surtout dans les moments difficiles que j’ai récemment traversés.

J’ai vécu heureuse dans la paroisse. J’y ai trouvé un lieu d’écoute, de partage, de foi, d’accueil et d’amitié. Pour cela et les liens créés, merci !

Je vous garde tous dans mon cœur et dans ma prière. J’espère que la " Passerelle " sera un lien entre vous et moi. Continuez à rayonner dans la Paix du Seigneur.

Solange Fornaroli

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LES STATUES DE NOTRE BASILIQUE

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)

"Que pourra-t-on dire de Sœur Thérèse de l’Enfant Jésus après sa mort ? Elle n’a rien fait ! "

En cette nuit du 30 septembre 1897, une sœur en prières dans sa cellule se souvient de cette réflexion qu ‘elle s’était faite quelques semaines plus tôt, car elle avait toujours cru cette jeune fille insignifiante, ordinaire et maladroite. Au Carmel de Lisieux, on ne prêtait guère attention à Thérèse.

Que pourrait-on dire aujourd’hui de Sainte-Thérèse, un siècle après sa mort, parce que tout ou presque a été dit sur sa vie qui s’insère dans un ordre des choses où n’ont pas accès ceux qui ne partagent pas notre foi chrétienne, l’ordre de la communion des saints et parce que sa sainteté, proclamée par Pie XI en 1925, a un caractère unique, celui de la fidélité à l’amour dans tous les évènements de la vie.

Guide pour son temps, sans l’avoir voulu durant sa vie mortelle, Thérèse qui aimait d’"être inconnue et comptée pour rien " (Imit. J.Ch.), ne s’imaginait pas que les pages de " L’histoire d’une âme ", écrites par sa sœur, prieure de sa communauté, allaient être traduites dans plus de 50 langues et permettre à des milliers de lecteurs de mieux comprendre le message de l’Evangile, ‘la douceur de Dieu’.

Elle ne fut ni apôtre, ni croisé, ni missionnaire, ni martyre. Elle fut cependant proclamée patronne des missions, car le rôle qu’elle joua dans l’évangélisation du monde fut exclusivement de l’ordre du surnaturel. En ce sens, Thérèse fut médiatrice pour les âmes.

Son secret : la surnaturalisation du quotidien. Ce qu’elle appelait la ‘petite voie’ était sa méthode pour se discipliner soi-même en vue de faire participer son âme priante à l’économie du salut, et concrètement à faire comprendre au monde que, par la prière, beaucoup de problèmes pouvaient être résolus. Et puis, dans sa méthode, il y avait surtout l’amour : être toute pour tous.

Bien des gens ne s’y sont pas trompés, comme ces soldats des tranchées de Verdun qui portaient sur eux son effigie, car ils savaient que Thérèse avait connu la souffrance, comme eux. La souffrance, elle en savait quelque chose : les dures réalités de la vie contemplative, la difficulté des relations humaines, même dans un couvent, les doutes spirituels dès avant son entrée au Carmel.

Découvrant ses faiblesses et les blessures de son cœur, elle comprit très tôt qu’il ne fallait jamais légitimer l’échec, mais le consacrer. Sa

vocation est donc sacrificielle, mais sans dolorisme, dans le seul but de sauver les âmes et de s’ouvrir tout entière à l’amour de Dieu. Elle voulut connaître l’approche de la mort, comme tous les hommes, avec ces angoisses charnelles et cette lourdeur qui paralyse l’esprit.

Thérèse a eu les deux rôles que d’ordinaire les saints se partagent, d’être les juges et les guides de leur temps. Elle a été l’expression de l’angoisse et des misères des hommes, mais en même temps la voix qui en désignait les causes et l’exemple à suivre pour en briser le cercle.

Sources : Daniel-Rops : Un combat pour Dieu – Ed. Fayard
Le livre des Merveilles - Ed. Mame/Plon

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ANNONCES

Nuit d’adoration : du samedi 5/10 à 21 h au dimanche 6/10 à 7 h.

Récollection pour tous les paroissiens du doyenné de Wavre : dimanche 13 octobre de 9h30 à 17h15 au Centre Pastoral, chaussée de Bruxelles, 67 à Wavre. Animatrice : Catherine Chevalier, théologienne. Elle nous aidera à approfondir le thème de cette année pastorale 2002-2003 : Envoyés pour servir.

Qu’est-ce que SERVIR pour Jésus ? Comment discerner les appels personnels (et communautaires) à servir nos frères et Dieu ? Inscrivez-vous sans tarder !

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