Passerelle numéro 35

Avri-Mai  2004

RETOUR - AUTRES "PASSERELLES"

Sommaire

Editorial
        - "Seigneur, ressuscite encore!
"
Vie du Sanctuaire
         - Un Sanctuaire, c'est quoi ?
Débat
        - Pouquoi pas l'Evangile

Un livre pour méditer
        - Vatican II retrouvé

Prières
        - Vienne Ton règne
        - A Notre-Dame des ados
Témoignage 
        - A la découverte de la confiance
Etincelles 
        - Ecouter, c'est ...

        - Un message de Socrate : les 3 tamis
Les statues de notre basilique
        - Saint François d'Assise
Appels


EDITORIAL

"Seigneur, ressuscite encore !"

Notre information nous la glanons sur les écrans de télé, à l’écoute de la radio ; nous lisons les journaux. Que de nouvelles et quelles nouvelles !

Terrorisme, guerres, misères, procès judiciaires, mensonges vrais ou par omission... constituent l'essentiel de notre dose quotidienne. Si on fait le bilan de ce qui nous est proposé, il y a très peu de place pour l’espoir. Notre époque serait-elle si noire ou n’y a-t-il que les drames qui font scoop ? Dans la plupart de ces situations, il y a souvent deux camps, les «gentils », généralement nous, les bien-pensants et les «méchants», souvent présentés comme les autres ou ceux à qui on ne s’identifie pas. Même le vocabulaire utilisé -terrorisme d'Etat (justifié !), frappes chirurgicales (ciblées sur les "méchants"), dégâts collatéraux limités (pour les "gentils") -, nous conforte dans notre bon droit ou notre bonne conscience.

Cela est d’ailleurs vrai sur le plan individuel où nous ne nous mettons que rarement en cause. Quand cela va mal, la faute en incombe souvent, dit-on, à d’autres ou à autre chose.

La vérité est-elle aussi simple ou simpliste ? Ne devrions-nous pas essayer de comprendre ces autres ou autres choses ? Les voit-on tels qu'ils sont et ne s’en fait-on pas une représentation déformée ?

Le Christ est ressuscité à un moment précis de l'histoire. Chaque année, nous proclamons "Il est vivant", mais la bonne nouvelle, Sa Bonne Nouvelle, Son message d'Amour, les entend-on vraiment ou ne les gardons-nous pas trop pour nous ? D'une certaine façon, Il attend encore de ressusciter dans l'histoire d'une multitude d'hommes.

Christ ressuscite encore !

Le Christ est vivant, aujourd'hui encore, là où, par amour, on se solidarise avec ceux qui sont à l'abandon, dans la peine ou le besoin.

La vie du Christ s'affirme là où l'on s'engage pour la justice en inspirant une véritable volonté de paix.

Le Christ est présent là où est l'autre - différent par sa culture, sa race, son âge, sa santé, son handicap -, si on lui prodigue les richesses inouïes de générosité, d'intelligence, d'amour, de sensibilité, de courage qui nous ont été données.

Si la Bonne Nouvelle nous a été révélée, ne nous revient-il pas de faire vivre le message évangélique ? "Il nous faut entendre chanter la Source de l'Amour éternel. Elle nous fera entendre la peine infinie des dépressifs : aimez-moi ou je meurs, le cri des violents : aimez-moi ou je mords. Prêtons à Dieu nos bras ; nous ne dirons plus jamais qu'Il est manchot. Prêtons à Dieu nos voix ; nous ne dirons plus jamais qu'Il est muet (Stan Rougier)."

Guy Thomas

RETOUR

 

VIE DU SANCTUAIRE

Un Sanctuaire, c'est quoi ?

Les 16 et 17 mars, se tenait à Beauraing la rencontre annuelle de l’A.R.S. (Association des Responsables de Sanctuaires). Plusieurs membres de l’équipe « Valmarie » s’y trouvaient.
Après nous avoir éclairés sur un texte de saint Paul, c’est le cardinal Danneels qui nous a livré sa perception d’un sanctuaire.

* C’est un lieu de grâce, chargé de mémoire, où Dieu touche la terre…
* Venir dans un sanctuaire est une démarche libre et pas imposée, où le corps est impliqué, la vue et le toucher sont plus importants que l’ouïe…
* Lieu qui rassemble « les pauvres de cœur et d’esprit », qui gomme les différences sociales et physiques…, où le sacré s’incarne dans les pierres qui attirent les regards (Statues de Notre-Dame ou de Saints)
* Lieu que l’on aime pour ce que l’on y trouve : de l’accueil, de l’écoute, du respect pour ce que l’on est, du calme pour trouver la paix …
* Lieu qui est un reflet du Christ et de son Eglise, où l’on peut pratiquer des exercices de dévotion ‘populaire’, comme un chemin de croix, la prière du chapelet ou du rosaire…
* Lieu de passage, ce qui implique que celui ou celle qui y vient « est en marche »…
* Lieu de demandes de guérisons (de toutes sortes), donc de démarche de foi : «  je demande, je crois que Tu peux…, augmente ma foi… »

Les responsables de sanctuaire ont aussi pour mission de « purifier la religiosité » :
* « moi » est au centre, corriger pour recentrer sur la communauté
* passer de la « demande » à la « bénédiction »
* élargir le centre des intérêts
* s’oublier pour demander pour un autre
* rapprocher la dévotion de la liturgie (proposer une eucharistie)
* permettre de se confesser, source de guérison

Lorsque l’on veut animer un pèlerinage, il est important de rester sobre. Pour l’animation, se référer à « La Parole », commenter brièvement (éclairage d’aujourd’hui), puis passer à la prière, posément pour permettre la ‘méditation’.

Pour définir le rôle d’un prêtre (mais aussi de chaque chrétien engagé), j’ai relevé quelques phrases prononcées par notre cardinal :
« …, c’est un Pasteur qui n’écarte aucune brebis, et qui se réjouit de servir le pauvre et le paumé… »,
« …, pas quelqu’un qui trie, range et classe, mais quelqu’un qui reconnaît, appelle et rassemble… »
« …, un apôtre qui vit son engagement et suit le Maître, puisant dans sa Parole le canevas de sa vie… »

Victor Mailleux (aussi fidèlement que possible ! …)

RETOUR

 

DEBAT

Pourquoi pas l'Evangile

Dans la dernière édition de "La Passerelle", nous nous sommes fait l'écho des techniques de marketing utilisées par l'Eglise catholique française pour sensibiliser les jeunes et leurs éducateurs à l'importance du catéchisme.
Est-ce un hasard ou une continuité, mais une initiative comparable vient d'être lancée en Belgique. Il nous a semblé opportun de la partager avec vous.

La Fondation Saint-Paul a lancé une campagne de sensibilisation à l’Evangile. L’idée a fait son chemin depuis quelques bonnes années dans la tête des membres de la Fondation Saint-Paul et un des fondateurs a imaginé des affiches qui prôneraient les valeurs de l’Evangile plutôt que des produits de consommation.
"Ils auront besoin de repères. Pourquoi pas l’Evangile ?", tel est le slogan de la campagne de sensibilisation et des affiches de 20 m² placées dès le mercredi 10 mars dans les rues des grandes villes wallonnes et de Bruxelles.

Orientée prioritairement vers les jeunes, cette campagne a pour but d'interpeller les chrétiens et non-chrétiens par rapport à l'Evangile et d'amener les jeunes et tous ceux qui de près ou de loin participent à l’éducation des enfants vers une découverte du message de l'Evangile.

« Nos enfants et petits-enfants grandissent dans un monde où tout leur est donné, sauf ce qui donne un sens à leur vie. Pourtant, l’Evangile apporte, aujourd’hui encore, une réponse pertinente aux questions de l’homme » commente Monsieur A. Lazzari, fondateur de la Fondation Saint-Paul.


« Le message de l’Evangile est un message extraordinairement moderne qui va beaucoup plus loin que les seules valeurs dites chrétiennes puisqu’il prône le pardon, l’amour et le respect inconditionnels. Voilà des valeurs qui n’existent plus que dans l’Evangile ! » confie Xavier Cornet, directeur de la Fondation Saint-Paul.

Un deuxième volet de campagne, prévu pour le mois d’octobre, visera plus spécifiquement les jeunes de 15 à 25 ans.

Que penser de cette campagne ?
"C'est une bonne démarche, le chrétien est généralement discret (trop peut-être) et tolérant. Il faut oser "publier" l'Evangile et en parler ailleurs que dans le journal « Dimanche » ou
"En agissant de la sorte, on banalise la profondeur du message évangélique, à l'instar des pubs pour voiture, poudres à lessiver ou autres vacances dans un pays de rêve qui s'adressent à l'éphémère."...

G.T.

RETOUR

 

UN LIVRE POUR MEDITER

Vatican II retrouvé

Il y a 40 ans se déroulait le Concile Vatican II convoqué par Jean XXIII et terminé sous Paul VI. Cet événement n’a été que peu évoqué.
Pourtant il s’agit d’un événement capital pour la vie de l’Eglise.
Vous trouverez ci-dessous quelques petits textes qui évoquent le Concile et qui témoignent du tournant fondamental qu’a connu l’Eglise à cette occasion. Ces textes sont extraits du livre de Noël Copin « Vatican II retrouvé ».

                                                               G.M.

La construction du monde

Le Concile affirme en effet le principe de la «juste autonomie des réalités terrestres». «Que l’on ne crée pas d’opposition artificielle entre activités professionnelles et sociales d’une part, et la vie religieuse d’autre part. En manquant à ses obligations terrestres, le chrétien manque à ses obligations envers le prochain, bien plus, envers Dieu lui-même». (p. 102)

La Liberté

Pour le chrétien, il n’y a pas - il ne devrait pas y avoir- la moindre contradiction entre vérité et liberté. La vérité à laquelle il adhère librement et qu’il propose - et non impose - à d’autres personnes libres ou non de l’accueillir, est que l’homme a été créé libre. La liberté de l’homme est fondée sur cette volonté de Dieu de le vouloir libre. On pourrait dire que Dieu ne peut plus rien contre cette liberté qu’il a lui-même voulue. (p. 116)

Le Concile nous redit que croire n’est pas aliéner sa liberté, c’est l’exercer. (p. 162)

Révolution

« Nous sommes passés d’une Eglise cléricale à une Eglise peuple de Dieu, d’une Eglise de chrétienté à une Eglise missionnaire, d’une Eglise de rite à une Eglise de la Parole, d’une Eglise des normes à une Eglise de l’expérience humaine, d’une Eglise uniforme à une Eglise plurielle, d’une Eglise d’adaptation au monde à une Eglise de participation à la mutation du monde, d’une Eglise caution de l’ordre social à une Eglise de parti pris pour les pauvres, d’une Eglise pourvoyeuse de services religieux à une Eglise communauté responsable » - Recteur de l’Université Saint Paul d'Ottawa - (p. 143)

Inculturation

« En même temps qu’elle aide au développement des cultures, l’Eglise reçoit d’elles de très grands enseignements. L’Eglise apprend de l’homme et du monde à être davantage elle-même. Chaque culture lui pose une question qui est pour elle l’occasion de découvrir ses propres richesses. D’autre part, chaque culture a sa façon de comprendre et d’accueillir le message chrétien, de mettre en relief certains de ses aspects » - Père Arrupe - (p. 168)

Espoir

Une authenticité et une vitalité de la foi ne sont pas mesurables. D’une façon un peu sommaire, on pourrait dire que, sur une génération, nous sommes passés d'une époque où des catholiques beaucoup plus nombreux, étaient sociologiquement catholiques, notamment par la pratique, mais qu’il y a aujourd’hui dans ce monde catholique que l’on dit et qui se croit minoritaire, davantage d’hommes et de femmes, davantage de jeunes qui osent témoigner tranquillement et publiquement, s’il le faut, de leur foi. Ne sont-ils pas les enfants de Vatican II ? (p. 176)

Vatican III

Le Cardinal Martini fait un rêve : « Répéter de temps en temps, au cours du siècle qui s’ouvre, une expérience de rencontre universelle entre les évêques qui permette de défaire certains nœuds disciplinaires et doctrinaux » (p. 177)

Le temps d’aimer

« Vatican II a encore beaucoup à dire. J’aime particulièrement cette phrase de Saint Jean : « Dieu a tant aimé le monde qu’il lui donné son fils » Ce n'est pas seulement le monde de son époque, c’est le nôtre. L’Eglise a toutes les grâces de Dieu, mais l’Eglise n’aime pas encore le monde comme Dieu veut qu’elle l’aime » - Père Aspiros Costa, Maître de l’Ordre Dominicain - (p. 187)

A méditer et à "ressusciter"!

RETOUR

 

PRIERES

Vienne Ton règne

Seigneur, nous sommes fatigués
énervés, soucieux.
Apaise-nous,
redonne-nous cette confiance en Toi
que chantent si bien les Psaumes :
« Avec Toi, Seigneur, on peut franchir tous les murs ! »
Demain matin, si Tu es avec nous, il n’y aura pas de murs. 
Nous n’avons pas assez aimé nos frères aujourd’hui.
Mets dans notre cœur le pardon
et la volonté de progresser en amour.
Nous n’avons pas assez parlé de Toi
par nos mots, nos manières de faire, notre espérance.
Pardon, si quelqu’un a pu penser en nous voyant :
« Être chrétien, qu’est-ce que cela change ? »
Nous te disons « Vienne Ton règne »
pour nous endormir ce soir et nous réveiller demain,
dans un désir encore plus fort
que tu sois connu et aimé

André Sève

RETOUR

 

A Notre-Dame des ados

Marie, toi qui fus mère,
as-tu aussi connu ces matins amers,
où ton enfant rejette
ta main ouverte ?

Ces sombres matins de dégoûts,
enveloppés de l'opacité du désespoir,
où tout semble sans goûts.
De ces matins lourds comme un soir.

Marie, Toi la plus douce des mères,
jamais tu ne désespères.
Ce matin, redonne-moi
une larme de cette foi.

Que je puisse l'accueillir,
en prendre soin et l'encourager,
pour une fois encore, lui dire :
là, attention, danger,
puis, le laisser aller,
là où il a décidé
de forcer le destin
de son chemin.

Attendre sans angoisse le jour,
où parfois blessé, abîmé,
enfin il acceptera l'amour
que tu lui as toujours donné.

Dans la quête de lui-même,
place sur son chemin, afin qu'il aime,
ces assoiffés d'amour pour partager leur tristesse.
Ils lui feront alors découvrir sa vraie richesse.

Jean-Eudes Sampré

RETOUR

 

TEMOIGNAGE

A la découverte de la confiance

Tout a commencé un Dimanche de juillet 2002, je prenais quelques jours de vacances en famille dans une belle région de France. Une promenade familiale sous un soleil ardent allait tourner au petit drame, une blessure profonde sur un pied diabétique …., rapatriement et oui, voici déjà les premiers disciples de Jésus sur ma route, mais je ne les voyais pas.

Et me voilà dans une clinique du Brabant flamand avec mon petit bagage néerlandophone, mais pas de problème, là aussi il y avait des amis de Jésus de Nazareth, les infirmières, les aides soignantes et en particulier un grand ami très discret, le Professeur qui m’a opéré quelques fois sans jamais perdre courage, mais en espérant toujours que Dame Nature fasse son travail.

Cependant, la veille de la première opération, c’est le désert le plus profond, mais une étincelle jaillit et me guide par l’intermédiaire de ma fille chez une grande amie de Sainte Claire et de Saint François, et voilà que rapidement le train de solidarité, de prières, de paroles réconfortantes n’arrête pas de navetter entre Notre-Dame de Paix et de Concorde et ma petite clinique (ici un petit coucou à tous ceux qui se reconnaissent).

C’est à la même période que je prends conscience des multiples cadeaux que j’avais reçu de Dieu sans les déballer, un mari renversant, des enfants épatants (il faut parfois du temps pour que les petites graines germent, semées à la volée parfois inconsciemment, mais elles aboutissent toujours). J’avais aussi des tas de vrais amis et je les avais simplement croisés.

Mais aujourd’hui, tout a changé, Josette et mon curé appellent cela une conversion, moi je dis un grand bonheur. J’ai enfin su décrypter la phrase que papa m’avait sans cesse répétée, lui qui avait beaucoup souffert moralement:  Que Ta Volonté soit faite et non la mienne …..
J’ai découvert la prière personnelle, mais aussi la petite voix des réponses et grâce aux cellules d’Evangélisation, j’ai appris que nous n’étions jamais seuls dans la barque qui nous mène vers l’autre rive, ballottés par les vents des tempêtes, et que nous avions une grande mission : répandre la Vérité, la Bonne Nouvelle.

N’avance pas trop vite quand même, Seigneur, puisque maintenant je Te suis, laisse-moi le temps d’attacher beaucoup de tes enfants à ma cordée.

Oh Dieu d’Amour, j’ai confiance en Toi

Marie-Thérèse

RETOUR

 

ETINCELLES

Ecouter, c'est ...

Ecouter est peut-être le plus beau cadeau que nous puissions faire à quelqu'un ... C'est lui dire : "Tu es très important pour moi, tu es intéressant, je suis heureux que tu sois là.

Ecouter, c'est commencer par se taire ... Avez-vous remarqué combien les "dialogues" sont remplis d'expressions de ce genre : C'est comme moi quand ...." ou bien "Ca me rappelle ce qui m'était arrivé ....". bien souvent ce que l'autre dit n'est qu'une occasion de parler de soi.

Ecouter, c'est commencer par arrêter son petit cinéma intérieur, son monologue portatif, pour se laisser transformer par l'autre. C'est accepter que l'autre entre en nous-même comme il entrerait dans notre maison et s'y installerait un instant, s'asseyant dans notre fauteuil et prenant ses aises.

Ecouter, c'est vraiment laisser tomber ce qui nous occupe pour donner tout son temps à l'autre. C'est comme une promenade avec un ami : marcher à son pas, proche mais sans gêner, se laisser conduire par lui, s'arrêter avec lui, repartir, pour rien, pour lui.

Ecouter, ce n'est pas chercher à répondre à l'autre, sachant qu'il a en lui- même les réponses à ses propres questions. C'est refuser de penser à la place de l'autre, de donner des conseils et même de vouloir le comprendre.

 

A de Mello, sj

RETOUR

 

Un message de Socrate : les 3 tamis

Quelqu’un vint voir Socrate et lui dit : « Ecoute, Socrate, il faut que je te raconte comment ton ami s’est conduit. »

« Arrête, interrompit l’homme sage. As-tu passé ce que tu as à me dire par les trois tamis ? »
« Trois tamis ? », dit l’autre rempli d’étonnement.
« Oui, mon bon ami, trois tamis  ! Examinons si ce que tu as à me dire peut passer par les trois tamis. Le premier est celui de la VERITE. As-tu contrôlé si ce que tu veux me raconter est vrai ? »
« Non, je l’ai entendu raconter et …. »
« Bien, bien. Mais assurément, tu l’as fait passer par le deuxième tamis. C’est celui de la BONTE. Et ce que tu peux me raconter, si ce n’est pas tout à fait vrai, est-il au moins quelque chose de bon ? »
« Au contraire … ! »
« Hum, dit le sage. Essayons de nous servir du troisième tamis et voyons s’il est utile de me raconter ce que tu as envie de me dire …»
« Utile, pas précisément … »

« Eh bien, dit Socrate en souriant, si ce tu as à me dire n’est pas VRAI, ni BON, ni UTILE, je préfère ne pas le savoir et quant à toi je te conseille de l’oublier … ! »

 

RETOUR

 

LES STATUES DE NOTRE BASILIQUE

Saint-François d'Assise

« En vérité, c’est par cet homme pieux et saint que l’Eglise de Dieu sera rétablie sur ses bases ! »

Ainsi s’exprimait au cours de l’été 1210 le pape Innocent III après avoir écouté avec attention un petit homme jeune, mince, aux yeux ardents, vêtu d’une grossière tunique à capuchon et qui venait de lui présenter ses remarques sur la situation de l’Eglise et ses idées touchant l’apostolat. Sa voix était douce et persuasive et ses expressions allaient droit au cœur, comme les paraboles du Maître. C’est ainsi que François Bernardone et ses frères furent autorisés à appeler les baptisés à vivre en vrais chrétiens. La petite troupe des pénitents d’Assise était devenue un Ordre, l’Ordre des Frères Mineurs.

Il était né en 1182 dans cette Ombrie qui est un peu la Galilée de l’Italie, à Assise, ville où François avait mené une jeunesse plus que turbulente, jusqu’au jour où âgé de 21 ans, il entendit les approches de Dieu. Quand le Seigneur se fait entendre, qui songe à s’en écarter, dit le Prophète ? C’était Lui que François avait reconnu dans ce lépreux rencontré en chemin, ou dans les heures de prière solitaire passées dans une grotte de montagne, ou encore en pèlerinage à Rome, où il s’était fait mendiant parmi les mendiants. C’est Lui surtout qu’il avait entendu, alors qu’il priait dans la chapelle en ruines de San Damiano, lui demander d’une voix douce : « François, va et reconstruis ma maison car elle s’écroule ».

Dans sa modestie, François n’imaginait pas que le Seigneur lui confiait l’Eglise des âmes … et il s’attela d’abord à la restauration de quelques chapelles et oratoires, qui en avaient bien besoin, … en prélevant quelque peu sur les biens de Papa Bernardone …  (à suivre)

RETOUR

 

APPELS

Chers lecteurs, écrivez nous.

Votre témoignage, vos intentions de prière, ce qui vous a marqués et ce qui peut être partagé dans « La Passerelle », nous intéressent.
Ce journal paroissial étant également le vôtre, vous êtes invités à communiquer vos articles à Christian VINEL, rue du Calvaire, 2 à 1300 Wavre. - E-mail : cvinel@catho.be

Appel à votre générosité.

Vous qui nous lisez, vous êtes intéressé par le contenu de La Passerelle, comme par les informations et/ou les articles de fond de Dimanche. Si leur distribution est gratuite, il n’en est pas de même de leur impression. Il en coûte quelque 4000 EUR à la paroisse (3500 pour Dimanche et 500 pour La Passerelle).
Pouvons-nous faire appel à votre générosité et vous demander une participation dans ce coût, en versant votre contribution au compte n° 271-0470858-52 de l’asbl A.O.P. Région de Wavre, section Notre-Dame de Basse-Wavre, 1300 Wavre.
Vous pouvez aussi déposer votre quote-part lors de la collecte qui est organisée dans ce but. Déjà merci.

RETOUR