Passerelle numéro 37

Septembre-octobre  2004

RETOUR - AUTRES "PASSERELLES"

Sommaire

Editorial
        - Bâtir sur le roc

Vie Paroissiale
         - Le Conseil Paroissial du 14 septembre 2004
Vie du Sanctuaire
         - Au revoir, Michel et merci
Prières
        - Garde-nous de rester spectateurs 
       -  Tous guéris
Témoignage 
        - Le pélerinage à Lourdes
Flash sur ...
        La préparation au mariage

Célébrer
        - Le mobilier du culte 
Les statues de notre basilique
       - Saint François d'Assise (suite) 


EDITORIAL

Bâtir sur le roc

Nous connaissons tous ce passage des écritures qui parle de «bâtir sur le roc », pour éviter les sables mouvants, les intempéries de toutes sortes, la fragilité d’un quotidien soumis à tous les changements ou dérives possibles.

Nos communautés, paroisse et sanctuaire ont vécu ces derniers temps des bouleversements profonds. Il y a eu ‘l’ouverture’ de la chapelle Père Damien et une nouvelle responsabilité pour Vincent, le nouveau choix de vie de Jean-Marc, le retour de Damien "pour assister Christian", l’arrivée de Denis, notre nouveau vicaire, le départ de Michel et la reprise de ses responsabilités par Christian …..
Autant d’occasions qui nous ont été données pour fêter, célébrer, chanter, porter dans la prière, rencontrer, partager.
Devant ces situations nouvelles, quelle est ou sera notre réaction ? Satisfaction, participation, encouragements, déception, détachement, indifférence… …?. Bref, tous les sentiments qui émanent à la fois des cœurs et des esprits.

En ‘méditant’ sur ces mouvements, je me dis que le «Roc » nous reste et nous donnera, si nous le voulons vraiment, l’écoute, le regard et la parole qui conviennent pour continuer à œuvrer tous ensemble à « l’avènement du Royaume ».

Oui, le Roc, c’est le Christ ressuscité, Celui qui nous dit encore aujourd’hui : « Je suis avec vous jusqu’à la fin des temps », ou encore : « Allez, enseignez…, faites des disciples… », sans oublier : « Veillez et priez… ».

Appelé à une nouvelle tâche par notre Cardinal, Michel a dit ‘oui’, renonçant à ce que d’aucuns pourraient appeler une routine (une fonction assumée depuis 12 années, cela crée des automatismes qui facilitent le travail), pour ‘faire re-vivre’ un autre sanctuaire, recommencer à zéro en quelque sorte.

Les épaules de Christian sont solides ! Il endosse la responsabilité de l’animation du sanctuaire en plus de la paroisse. Cela semble ‘logique et heureux’ : un même lieu qui abrite à la fois la Mère et le Fils, celle qui a dit OUI et Celui qui a été jusqu’au don total pour nous ouvrir le chemin de la Vie éternelle….Nous ne doutons pas de son enthousiasme et de son dévouement dans l'exercice des tâches nouvelles qui l'attendent, avec l'aide de Dieu et de tous.

Vu le manque de vocations chez nous, nous ne pouvons que remercier le Seigneur qui nous envoie un semeur venu de l’évangélisation accomplie par nos missionnaires. Comment accueillerons-nous  Denis, notre nouveau vicaire venu du Congo? Quel sera son ‘impact’ dans notre communauté ré-unie ? Comment allons-nous recevoir l’éclairage d’une autre culture dans notre vie de communauté ?

C’est avec plein d’espérance dans le cœur que je vous livre ces réflexions et ces questions. Il dépend de chacun de nous, dans notre quotidien et lors de nos assemblées, d’être ces disciples pleins de bonne volonté et d’attention aux autres, qui essaient de «mettre leurs pas dans ceux du Christ, pour qu’ à Basse-Wavre et là où nous vivons règne un peu plus de «Paix et de Concorde».

Victor

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VIE PAROISSIALE

Le Conseil Paroissial du 14 septembre 2004

L’ordre du jour est centré essentiellement sur la déclaration des Evêques de Belgique :

"Appelés pour célébrer" (Année 2004-2005)

Denis nous présente une synthèse du document des évêques qui fait suite aux documents présentés en 2002-2003 (Envoyés pour servir) et en 2003-2004 (Envoyés pour annoncer). Après une année de diaconie et une autre d’évangélisation, il était indiqué d’en vivre une autre de célébration.

Les évêques nous délivrent ici une lettre plus théologique que pastorale qui est une réflexion profonde sur la liturgie.

Quand il s’agit de célébrations, on peut formuler les questions suivantes 
* comment s’appelle cette célébration et quelle est sa signification ?
* qui et que célèbre-t-on ?
* pourquoi, où , quand et comment ?
* quels en sont les apports ?

La question « pourquoi célébrer » en englobe plusieurs.

Nous sommes invités à vivre la liturgie car elle est à la fois le sommet auquel tend l’action de l’Eglise (rendre grâce à Dieu) et la source dont découle toute sa vertu.

La liturgie est aussi la manifestation de notre profonde communion avec Dieu (Il est le Dieu fidèle de l’Alliance !) et avec Son Fils qui a conclu la nouvelle Alliance sur la Croix . Ces réflexions sont concrètes pour chacun de nous, car elles nous parlent d’un Dieu proche et fidèle.

Que célébrons-nous ?

Nous célébrons une fête pour Dieu et avec Dieu. C’est une fête parce qu’on ne peut pas rendre grâce en étant triste. C’est une fête qui nous comble de joie car Dieu nous rassemble, nous confie Sa Parole, et nous donne en partage la vie de Son Fils.

C’est dire que nous ne commémorons pas seulement la mort et la Résurrection de Jésus-Christ mais ces événements sont actualisés dans la liturgie car la Résurrection donne sens aujourd’hui à notre foi, aux sacrements et à l’Eglise. Il convient donc de voir si notre liturgie revêt un caractère festif, solennel et dynamique et de veiller à la rendre aussi participative que possible.

Qui célèbre ?

C’est le peuple de Dieu, celui de l’Alliance qui est membre actif de la liturgie. Tous, nous sommes célébrants d’un mystère qui nous dépasse infiniment. Les ministres ordonnés ont la charge d’être les gardiens authentiques des mystères qu’il célèbrent. Mais c’est le Christ qui préside toutes nos assemblées liturgiques.

Il est donc important de voir, en paroisse, le rôle que chaque membre doit jouer, en communion avec les autres membres de la communauté. Il faut insister sur l’aspect communautaire de la liturgie car c’est seulement ainsi que le mystère de l’Eglise peut être annoncé et vécu : la liturgie devient ainsi « épiphanie », manifestation de l’Eglise.

Quand célébrer ?

Le Christ est en dehors du temps, mais ce sont les hommes qui célèbrent le culte d’action de grâce. La liturgie s’inscrit donc dans une tradition qui veut que cela soit fait au Jour du Seigneur, le jour de la Résurrection, celui où Dieu a accompli son œuvre en Jésus-Christ.

Ce jour n’est pas un jour «d’obligation », mais de joie, et il n’est pas laissé à l’appréciation de chacun, comme une chose facultative ou personnelle, mais ce jour est la manifestation du Christ dans l’Eglise.

Comment célébrer ?

L’Eucharistie est au cœur de l’activité liturgique. A côté d’elle, il y a aussi la célébration de la Parole, vécue aussi lors de la liturgie des sacrements, des bénédictions ou des funérailles, lors de temps de prières en groupes constitués ou en famille.

La liturgie est constituée d’un ensemble d’objets matériels concrets qui ont un sens car inscrits dans la foi. Elle est aussi imprégnée d’un art qui lui permet de symboliser le Mystère. Il ne s’agit pas ici d’un art au sens strict, mais d’un art créatif qui permet de magnifier la nature de la célébration, comme la décoration florale, par exemple.

Conclusions.

Puisque la liturgie nous met en contact avec la Trinité, elle requiert de notre part beaucoup d’humilité dans le dialogue d’amour que nous voulons entamer avec Dieu. Humilité signifie à la fois adoration et respect.

Les paroissiens présents ont réagi et posé des questions. C’est à l’équipe d’animation paroissiale maintenant d’envisager des dispositions concrètes comme la création d’une équipe de réflexion sur la liturgie et l’organisation d’une catéchèse d’adultes en cette matière.

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VIE DU SANCTUAIRE

Au revoir, Michel et merci

Michel nous quitte parce qu’il répond à une demande émanant d’un diocèse qui a beaucoup moins de prêtres que le nôtre.

Je trouve cela fort beau de sa part, de se mettre au service d’autres pèlerins au lieu de jouir d’une retraite bien méritée. Il m’a laissé un héritage qui va grandement faciliter ma nouvelle tâche de responsable du Sanctuaire. Je pense en particulier à :
- L’équipe Valmarie formée à l’accueil des pèlerins et à l’animation de différentes activités, qui a acquis une autonomie dans la préparation et la réalisation de ces activités.
- Le Grand Tour qui a retrouvé sa vocation originelle de procession-pèlerinage et qui permet à des personnes de tous horizons d’y prendre part ensemble.

Même si l’animation du Sanctuaire s’ajoute aux responsabilités paroissiales que j’ai déjà, c’est avec joie que je reçois cette nouvelle mission, fort de l’appui de beaucoup d’entre vous… et surtout parce que je pressens que Notre-Dame, qui est déjà à l’œuvre d’une manière particulière en cette vallée qu’elle a choisie, contribuera encore à ouvrir de nombreux cœurs à l’Amour inépuisable de Dieu. Et ceci est pour moi source d’une grande confiance et d’une immense espérance dans l’avenir.

Je vous propose de confier avec moi à Notre-Dame de Paix et de Concorde, la mission de Michel auprès de Notre-Dame de Fresneau.

Christian Vinel

 

… « Touche nos oreilles, nous entendrons !
Souffle sur nos lèvres, nous parlerons.
Donne ta lumière, nous brillerons.
Montre-nous la route, nous marcherons »…

Cet extrait d’un chant que nous avons souvent utilisé lors de nos célébrations m’est venu à l’esprit pour te dire « Merci » en mon nom et aussi au nom de l’équipe et de tous ces pèlerins que tu as écoutés.

Comme je le signalais lors de l’eucharistie du 12, il existe des ‘mots clés’ qui nous font comprendre qui tu es, mais aussi qui nous sommes. Accessibilité, disponibilité, écoute, accueil, autant de mots que tu as mis en pratique pour l’épanouissement personnel de chaque personne rencontrée. Expliquer le sens premier des mots, les resituer dans leur contexte, sans oublier de les inclure dans notre quotidien, c’était un des secrets de tes homélies.

Tu as formé une équipe pour t’aider dans ta mission, choisissant des personnes aux sensibilités diverses, aux aptitudes complémentaires, mais toutes en accord sur au moins une chose : « l’accueil est vital pour que vive une relation, un éveil (ou réveil) de la Foi »

Nos réunions de préparation ont souvent été animées. Mais ta ‘maîtrise d’ancien enseignant’ (comme tu le faisais remarquer) ainsi que ton sens de l’économie (gérer en bon père de famille) sans oublier de ‘nous placer sous le regard de Marie’ ont fait que les obstacles et difficultés ont pu être dépassés, que nos ‘petites entreprises’ ont été couronnées de succès.

Que te souhaiter dans ton nouveau ministère ? Simplement que tu gardes ton « exubérance juvénile » puisée dans ces paroles de vie que sont les Evangiles, et que ta santé te permette encore longtemps d’être un « semeur de Vie » là où tu vis.

Je sais qu’un dicton dit « loin des yeux, loin du cœur », mais te connaissant un peu, je sais que ton amitié est réelle, même à distance, et que tes prières contiendront nos visages et nos cœurs.

Merci Michel, et que là-bas comme ici, Marie nous guide vers Celui qui est son Fils et notre frère, source d’espérance et d’Amour.

Victor

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PRIERES

 

Garde-nous de rester spectateurs

Quand trop de mots nous assourdissent,
quand trop d'images brouillent notre regard,
réveille en nous le goût du silence.
Le silence de Marie gardant toutes choses en son cœur
le silence où ta Parole ouvre nos oreilles aux voix
si souvent étouffées des petits et des pauvres.
Si nombreuses soient les informations qui nous parviennent,
que jamais plus nous ne puissions dire "je ne sais pas".
Mais que faisons-nous de ce que nous savons ?
Quelles solidarités nouvelles avons-nous découvertes
sur cette terre qui nous paraît si fragile,
petite parcelle de chaleur dans le vide de l'espace ?
Garde-nous de rester
spectateurs quand il faudra agir,
auditeurs, quand il faudra parler.
Que les voix de tes prophètes,
aujourd'hui si puissamment amplifiées,
suscitent en nous l'audace d'intervenir
pour que dans ce monde injuste et violent,
vienne ton règne de justice et de paix.

François Séjourné

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Tous guéris

On t’en a amené des malades , Seigneur !
Des blessés du corps et des handicapés de l’âme.

Aveugles, sourds et muets,
bossus humiliés, épileptiques écumants,
sans parler des lépreux repoussants.
« Quelle cour de miracles ! » pensait-on,
et on ne croyait pas si bien dire,
car, nous dit l’Evangile,
tu les guérissais tous.

Lavés de ton regard, ils allaient, purifiés,
touchés par tes mains, ils bondissaient, déliés.
On dit qu’aujourd’hui tu ne fais plus de miracles.
Et c’est vrai que nous sommes
du temps de la foi nue,
celle qui se passe de signes.
Mais ne disais-tu pas :
« Va, ta foi t’a sauvé » ?

Fais grandir en nous la confiance qui apaise,
mets sur nos lèvres les mots
qui brisent les solitudes,
et, dans nos yeux, l’amour qui ne passera pas.

Editions « Fidélité »

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TEMOIGNAGE

Le pélerinage à Lourdes

Nevers

A Nevers, j’ai découvert Bernadette pauvre et vulnérable mais qui vivait intensément chaque instant de sa vie la présence de Dieu vivant. J’avais l’impression que les apparitions de la Vierge Marie n’étaient pas l’événement impressionnant dans sa vie. Elle se préoccupait plutôt de la relation avec Dieu. Apporter le réconfort aux autres, aux malades, se rendre utile à « peu de chose » malgré sa pauvreté et sa fragilité physique étaient une attitude si naturelle en elle que j’en étais touchée. Les Béatitudes avaient pris tout d’un coup un sens dans mon esprit.

Lourdes

« Il ne faut pas venir à Lourdes pour présenter ses demandes personnelles » ; cette phrase me revient plusieurs fois à l’esprit jusqu’à la messe célébrée à la grotte par le Cardinal Danneels le samedi matin. C’est alors que, les yeux embués de larmes, je dépose ma croix aux pieds de la Vierge de Lourdes en lui demandant de m’aider à la supporter si le Seigneur estime ne pas devoir m’en délivrer et je rends grâce. Une certaine sérénité me gagne après cette démarche difficile. (Anonyme)

La Vierge

Mon émotion est grande en arrivant au sanctuaire, le cœur serré, la gorge nouée. Mais à la grotte, devant la Vierge Immaculée, malgré une foule nombreuse, il règne un tel calme, il y a une si grande paix en soi qu’on pourrait imaginer être seule face à la Vierge. La prière est facile, être là avec Marie, humblement prier comme Bernadette, déposer aux pieds de l’Immaculée les intentions que nous portons, pour nos familles, nos amis, nos malades, prier pour les pécheurs, le manque de Foi, la gloire de Dieu. (Josette H.)

La source

Après la messe avec le Cardinal Danneels, nous sommes allés à la piscine où nous expérimentons un dépouillement total où des dames vous trempent dans l’eau ; une chanson m’est venue à l’esprit : « Viens à la source du Seigneur, viens boire de l’eau que te donne le Seigneur, cette eau deviendra en toi source jaillissante de la vie éternelle » (Jeanne Chirhuza)

Le Pape

Il est passé ; on a crié « Vive le pape », pour qu’il entende combien on l’aime ; quelle force dans sa faiblesse ! Il voulait revenir pour la Sainte Vierge et a tenu bon car des milliers de cœurs le soutenaient dans leurs prières. Il est parti, nous bénissant sur le chemin, nous tous venus du monde entier. (Lucette Plouvier)

La prière du Pape

Le moment le plus intense, le plus émouvant est sans doute l’instant de prière du Pape, seul dans la grotte, dans un « face à face » avec la Mère du Seigneur, en communion avec 400.000 pèlerins silencieux, orants, émus. Instant sacré, plein de respect pour le « père ». Le Saint Père prend alors le chemin du retour, fend la foule, reçoit un bébé dans les bras, l’embrasse…, la foule se disloque, il s’est passé quelque chose d’indéfinissable (Jeanne et Damien de Failly)

Les jeunes

Vendredi, en fin d’après-midi, nous avons fait le chemin de croix dans la montagne et le soir, nous avons assisté à la veillée animée par les jeunes dans la basilique souterraine. (Nicolas, 12 ans)

Ars

A Ars, nous eûmes l’occasion de visiter l’endroit où Saint Jean-Marie Vianney a pieusement conduit sa mission de pasteur. De ce village, je retiens la sobriété du lieu d’abord, et le message du Saint Curé d’Ars :« vivre de l’Amour que nous recevons gratuitement de Dieu ».

Là, le message de Lourdes de cette année m’est revenu à l’esprit : « le Seigneur est mon rocher ». Le Curé d’Ars l’a bien vécu et partagé avec ses fidèles. (Marie Muderhwa)

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FLASH SUR ...

La préparation au mariage

Le pilier principal de notre société, c’est la famille. Celle-ci trouve tout naturellement son origine dans l’engagement d’un homme et d’une femme de fonder un foyer pour la vie. Le sacrement du mariage inscrit cette promesse des époux dans les mains de Dieu.

Corinne et Nicolas Kervyn, pouvez-vous nous décrire le processus du cheminement entre vous et les futurs époux ?

Les fiancés rencontrent le prêtre à plusieurs reprises. Celui-ci suggère en complément à leur préparation de rencontrer un couple marié. Ce sont les fiancés qui prennent contact avec nous. Nous les accueillons généralement lors d’une soirée chez nous. Nous leur demandons de préparer des questions, des sujets qu’ils veulent aborder. Nous sommes prêts à partager dans tous les domaines, mais à partir de leurs demandes. Nous partons de ce qu’ils sont et n’avons pas une marche à suivre bien précise. C’est un témoignage de vie et non un cours à donner.

La relation est-elle aisée dès le départ ? Que faites-vous pour la favoriser ?

Nous essayons de les mettre à l’aise en les accueillant tels qu’ils sont et avec grand respect.
Notre rencontre se fait sous forme d’échanges, de partages, d’écoute. Nous sommes tout sauf des donneurs de leçons. Nous essayons d’ouvrir des pistes, nous élaborons des réflexions ensemble.

Avez-vous un rôle privilégié pour la préparation de la cérémonie religieuse ?

La préparation religieuse de la cérémonie proprement dite se fait essentiellement avec le prêtre célébrant. Par contre, nous abordons librement la dimension de foi qui anime notre vie de couple et notre vie de famille. On ressent chez beaucoup de jeunes couples une recherche à une dimension supérieure, un sens à donner à leur engagement.

Pourquoi certains jeunes préfèrent-ils uniquement la bénédiction nuptiale plutôt que la célébration eucharistique ?

Nous n’intervenons pas dans ce choix fait par les futurs mariés. C’est un choix fait en toute liberté et de façon très honnête avec le prêtre. Si l’Eucharistie a de l’importance pour eux, ils demandent une messe, sinon uniquement le Sacrement de mariage. Aujourd’hui, la pression sociale de devoir avoir à tout prix une Eucharistie n’existe plus. Le sacrement de mariage est très souvent l’occasion pour les jeunes de renouer avec l’Eglise. C’est plus que jamais une invitation à l’amour plutôt qu’une obligation.

Y a-t-il une obligation de passer par un couple comme le vôtre avant le grand jour ? Tous les couples y sont-ils favorables ?

C’est une invitation et non une obligation … En général, quand ils nous contactent, ils ne savent pas très bien à quoi s’attendre.
Souvent les couples vivent déjà en ménage depuis plusieurs mois, voire années. Que pouvons-nous leur apporter de plus ? Notre rôle est de souligner le sens à donner à leur engagement et cela à travers les étapes de la vie avec ses joies et ses contraintes… Il ne suffit pas de dire « Je t’aime » le jour du mariage mais de promettre de s’aimer pour l’éternité.
Nous évoquons ensemble les grands thèmes de la vie de couple. Celle-ci est avant tout basée sur la confiance, la tendresse, la perpétuelle communication tant verbale que corporelle, l’écoute et le respect l’un pour l’autre.
Nous abordons aussi les aspects plus pratiques du ménage : comment répartir les tâches, les ressources financières, comment gérer la relation avec la belle-famille, etc…

A leur demande, les voyez-vous parfois après le mariage ?

L’objectif est de vivre un moment fort lors de la préparation de ce bel engagement. Nous sommes ouverts à toutes rencontres postérieures, mais nous n’en avons pas encore eues.

Ce temps de réflexion dans la préparation est-il un enrichissement pour votre couple ?

C’est évident. Quelle chance de pouvoir partager ces moments-là ! L’inspiration renouvelée au fil du temps est très importante pour toute vie de couple. Ces rencontres nous donnent la possibilité de nous ouvrir à d’autres, de nous enrichir de leurs expériences, de reformuler notre promesse …

Partagez-vous avec d’autres couples de la paroisse cette activité ?

Oui, avec Madame et Monsieur Marie-Rose et André Lecloux.

 

Propos recueillis par André Lepage.

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CELEBRER

Le mobilier du culte

Appelés à célébrer …

Après les années « envoyés pour servir » et « envoyés pour annoncer », nous sommes entrés dans l’année « appelés à célébrer »:

Nos évêques veulent nous aider à approfondir la liturgie comme source et sommet de notre vie chrétienne.


Pour commencer, arrêtons-nous aux trois lieux utilisés dans la liturgie de l’Eucharistie. Outre leur fonction propre, ils symbolisent la triple mission du prêtre.

1. L’ambon

Il est le lieu par excellence de la Liturgie de la Parole. C’est vers lui que nous dirigeons notre regard quand est proclamée et actualisée la Parole de Dieu. Il est important de fixer toute notre attention et d’être tout ouïe envers celui qui nous parle, car c’est le Christ qui s’adre 

sse à nous.

L’ambon symbolise la mission d’annoncer la Parole qui est la première mission du prêtre.

2. L’autel.

L’autel symbolise le Christ qui est Prêtre, Victime et Autel du sacrifice eucharistique auquel nous allons prendre part.

Pour cette raison, il est unique comme le Seigneur est unique. Situé au centre du chœur liturgique, il est fixe parce qu’il représente le Christ, il est normal de le vénérer tant au cours qu’en dehors de la célébration. C’est pour cela que le prêtre s’incline devant lui et l’embrasse en commençant et en terminant la Messe. Et quand on utilise de l’encens, on l’encense également.

Il symbolise la mission du prêtre de célébrer les sacrements.

3. Le siège de présidence.

Ce n’est pas seulement le lieu où s’assied de temps à autre le prêtre ; il possède également un profond symbolisme.

C’est de là que le Christ lui-même préside l’assemblée en la personne du ministre du culte qui le représente. C’est pour cette raison qu’il doit être mis en évidence parmi les autres sièges

Il symbolise ainsi la mission de rassembleur et de pasteur de la communauté confiée au curé.

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LES STATUES DE NOTRE BASILIQUE

Saint François d'Assise

Nous avons laissé François aux prises avec son père qui lui reproche :
- de se dérober au devoir pourtant bien évident de vendre de l’étoffe et de gagner des écus,
- d’être un demi-détraqué,
- de passer son temps à restaurer de vieilles chapelles en ruines,
- pire, de se servir de la fortune paternelle pour mener ces travaux.
Ce n’est pas rien !

Donc, le père de François lui intente un procès en bonne et due forme et cela se passe en public sur la place principale d’Assise, en présence de l’évêque Guido, appelé à statuer sur son cas.

La scène est connue : François jette ses vêtements et le reste de son argent aux pieds de son père, s’écriant que désormais il n’aurait plus d’autre père que celui qui règne dans les Cieux, cependant que l’évêque, adoptant cet enfant au nom de l’Eglise, le recouvre de son manteau.

Tout sacrifier pour la Sainte Pauvreté. Telle est dorénavant la vocation de François. Il n’enseignera rien d’autre toute sa vie. Etait-ce assez ? Non, il fallait que cette vocation soit aussi rayonnante. Il s’en va prêcher dans sa ville.

Et voilà posées les deux bases de l’Ordre franciscain : être prêcheur et être pauvre. Très vite, des compagnons vont se joindre à lui : on trouve de tout parmi eux : bourgeois, paysans, chevalier, artisan, et même deux prêtres. Et c’est alors que le pape Innocent III donne au nouvel ordre l’élan décisif.
Bientôt, toute l’Italie centrale s’habituera à voir sur les routes les frères gris qui mendient leur pain quotidien et parlent si bien du Christ.

C’est l’époque où François voit venir à lui une des plus admirables de ses recrues, Sainte Claire, dont le portrait semble rayonner de lumière sur le mur de la Basilique d’Assise. Et bientôt, les Frères Mineurs vont essaimer sur les routes du monde.

Une nouvelle « plante » vient aussi grandir sur la solide souche : le Tiers-Ordre qui permet aux personnes vivant dans le monde d’adopter une conduite analogue à celle des frères. L’idée était profonde car elle permettait de faire pénétrer le message franciscain dans la masse chrétienne.

François semait à pleines mains le bon grain de l’Evangile, sans se soucier de savoir comment il germerait. C’est donc petit à petit que la nécessité d’une Règle s’est fait sentir. Ce fut chose faite vers 1223.

Institutionnaliser l’œuvre allait peut-être entraîner la perte de son caractère de vie divine. Cette évolution causait à François de grandes angoisses. Fatigué, la santé ébranlée, François avait abandonné la direction de l’Ordre et se plaisait à se retirer régulièrement en des lieux de solitude, pour « vivre seul en Christ ».

Il attendait une réponse mystique du Seigneur. Le 17 septembre 1224, , dans un éblouissement d’amour, il eut la vision du Christ crucifié et, sorti de son extase, vit sur son propre corps les stigmates des plaies du Christ. Ce fut l’aliment spirituel des ses 2 dernières années. De cette époque, datent le Cantique des Créatures et bien d’autres poèmes où éclate la gloire du Seigneur dans sa Création.

Malade, épuisé, presque aveugle, il garde sa sérénité et sa paix sublime en louant le Seigneur.

Au Cantique des Créatures, il avait ajouté une strophe pour louer « notre sœur la mort ». Elle vint le prendre le 4 octobre 1226

Celui, dont on dit qu’il fut l’image la plus parfaite qui fût jamais de Notre-Seigneur, avait doté l’Eglise d’une milice nouvelle, adaptée à son temps.

Sa foi était spontanée, tendre, humaine, liée aux merveilles du monde créé par Dieu, enthousiasmante et gratifiante.

Ernest Renan a dit de lui : « De tous les hommes, François a eu le sentiment le plus vif de sa relation filiale avec le Père ».

Sources : Daniel-Rops : l’Eglise des Cathédrales et des Croisades.
Julien Green : Frère François

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