Passerelle numéro 40

Carême  2005

RETOUR - AUTRES "PASSERELLES"

Sommaire

Editorial
        - Une bonne mise en quarantaine ne nous ferait-elle pas le plus grand bien ?

Méditation
        - Carême : quarante jours
        - Carême : un chemin vers ...
        - Le chant du silence
        - Prendre la route du désert
        - Le pardon
Réflexions sur la prière
         - Prier, adorer
Célébrer
        - "Liturgie" - "Et avec votre Esprit"
        - "Liturgie" - Les couleurs liturgiques
Etincelles
        - Un conte de chaque jour
        - En donnant la communion
Flash sur ...
        D
ieudonné Ilunga
Echo
       - Le Conseil Paroissial
Appel
       - L'équipe de l'homélie adaptée
Calendrier pastoral
         - Année 2004-2005


EDITORIAL

Une bonne mise en quarantaine ne nous ferait-elle pas le plus grand bien ?

La vie est devenue une course individuelle au bonheur, à la réussite, au développement personnel. La puissance, l’efficacité, l’originalité, la création se mesurent aujourd’hui à la vitesse des changements et à l’aune de la rentabilité.

On parle et on n’écoute plus !... nous vivons dans un monde malade de sa parlotte... c’est vrai que nous avons tous tellement de choses importantes à dire !
On n’a jamais autant communiqué qu’aujourd’hui : le net peut nous mettre en relation avec le bout du monde ;  cette petite chose tout à fait étonnante, qui nous tient dans le creux de la main,  nous permet de parler de n’importe où, à n’importe qui, mais de n’importe quoi.
Les mass media pénètrent aujourd’hui toute la vie. Il n’est pas besoin de sortir pour être dehors. A tout instant le monde entier est à notre portée, mais, nous sentons-nous réellement concernés ?
La société contemporaine ressemble de plus en plus à un énorme centre commercial où les gens satisfont leurs désirs, chacun le sien, et où ils partagent peu de valeurs communes, sauf le même goût de la consommation.
Dans certaines familles, on mange seul, à l’heure qui convient à chacun, pour ne rien rater de ce que l’on croit  «essentiel ».

Certes, cette mobilité, ce besoin d’être partout à la fois n’ont pas que des inconvénients. Ils favorisent l’invention, la créativité, mais les relations sociales en sont fragilisées. Les relations humaines sont peut-être plus nombreuses, mais on sait que la solidarité ne se mesure pas au nombre des rencontres mais à leur qualité.

Si le chrétien de jadis vivait, en grande partie, dans un monde silencieux, qui lui offrait une large possibilité de se concentrer et d'avoir une vie intérieure, celui d’aujourd’hui doit faire un effort particulier pour retrouver cette dimension essentielle du silence qui, seule, peut mettre en contact avec des réalités supérieures.

Le vrai sens des valeurs aurait-il disparu ? Serions nous dans la liste des abonnés absents de Dieu ?

 Entrons en quarantaine et saisissons ce moment pour rechercher le sens de nos relations aux autres, le sens de l'amitié, le sens de la responsabilité.
Une multitude de gens pensent que les changements nécessaires ne viennent que de l’extérieur, des révolutions et des modifications des conditions extérieures. À nous, chrétiens, de prouver qu'en réalité, beaucoup vient de l'intérieur, de la Foi et de la vie à la lumière de l’Evangile.

Si le Carême est pour le chrétien une période de redécouverte de sa foi, il est aussi pour lui une redécouverte de la vie, de son sens et de sa profondeur. L’effort de Carême ne se réduit pas à l’assistance aux offices liturgiques, au jeûne et à la prière à intervalles réguliers. Ces pratiques – bien qu’essentielles, dans la vie du chrétien -, pour être efficaces et avoir un sens, doivent être soutenues par la vie entière.

Mais, que faudrait-il faire pour cela ? 
Rien d’extraordinaire. Selon le rythme quotidien qui marque notre existence, chacun devrait pouvoir prendre du temps pour la prière et le silence, pour le service et l’entraide auprès des plus démunis, pour les moments de partage familial et d’écoute du prochain…, pour que Dieu soit mieux connu comme Amour et Père de tendresse et de miséricorde.
Le carême pourrait aussi être le temps où nous devrions essayer de maîtriser nos paroles. Maîtriser ses paroles, c'est en retrouver le sérieux, c'est comprendre que, parfois, une plaisanterie "innocente", que nous avons prononcée sans même y penser, peut avoir des conséquences désastreuses. Mais la parole peut aussi être un témoignage de vie et de Foi. Une conversation fortuite avec un voisin, un collègue, peut faire plus pour communiquer une conception de la vie, une attitude envers les autres, que tout un sermon. Cette conversation peut jeter la semence qui provoquera une question, qui fera envisager la possibilité de concevoir autrement la vie, qui fera souhaiter en savoir davantage.

Aurons-nous assez d’un carême pour mettre en œuvre ces résolutions ? Vraisemblablement pas, mais Dieu est patient.
Approfondissons notre Foi et témoignons par notre vie le message de Celui qui est venu parmi nous, qui reviendra dans la gloire et qui vient aujourd’hui dans la grâce, dans le mystère de l’Eucharistie.

Guy Thomas

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MEDITATION

Carême : Quarante jours

Quarante jours
pour faire le tri,
pour se délester de ce qui est inutile
comme lorsqu'il faut traverser un désert,

Quarante jours
pour ne plus se contenter
de ''juste comme il faut''
pour sortir du strict minimum,

Quarante jours
pour éduquer le coeur et aimer,
apprendre à aimer, d'une façon neuve,
à la manière des premiers jours,

pour éduquer l'esprit,
l'arracher à ses obsessions, à ses idées reçues,
et l'ouvrir à la nouveauté,

pour éduquer le regard à dépasser
l'usure à travers l'écran
des masques et des apparences,

Quarante jours
pour marcher à un autre rythme,
pour changer de style, pour faire le ménage,
pour se purifier,

Quarante jours
pour regarder les autres, pour regarder Dieu,
pour écouter la Parole du Christ et la laisser faire
son oeuvre de redressement au secret de nos désirs,

Quarante jours pour être transfiguré,
Quarante jours pour grandir avec l'Evangile,
Quarante jours pour apprendre à vivre !

Auteur anonyme

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Carême : un chemin vers ...

 

Parmi les célébrations qui nous seront proposées pour arriver à « fêter Pâques », il en  est une qui à elle seule nous fait parcourir plusieurs étapes : le « Chemin  de Croix ».

 Celui-ci, que  vous viendrez vivre le 25 mars, comporte 14 stations. Pour moi, à certaines de ces stations, c’est comme s’il y avait un « manque » de notre part qui est source de souffrance pour Jésus. Ce  sont en effet tous nos péchés, ces manques d’amour qui viennent alourdir sa croix !

Où nous mène ce chemin ? … à la Résurrection !

Oui, la  Résurrection, cette 15ème station, celle qui illumine notre quotidien et notre futur, est représentée dans le parc Marial par une sculpture en fer forgé. Elle est jaune comme un soleil éclatant et nous suggère le tombeau vide: « Pourquoi chercher parmi les morts ? », la pierre roulée (… une Foi à déplacer les montagnes !), mais aussi un élan vers le ciel et l’infini.

 Comme nous le dit le Christ :

 « Si quelqu’un m’aime, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive ! »
Portons donc notre croix, douloureuse ou légère, solitaire ou partagée, pour suivre le Christ, le générateur inépuisable du vrai pardon, et avec Lui ressusciter.

V. Mailleux

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Le chant du silence

La pierre qui fermait le tombeau
a été enlevée;
plus rien n'obscurcira notre foi.

Le tombeau est vide;
une absence pour dire une infinie présence,
le Seigneur est ressuscité.

Le Christ a souffert
pour habiter nos souffrances.

Il est mort
pour nous accompagner
jusque dans nos tombeaux
et nous en libérer.

Il est ressuscité
pour que sèchent nos larmes;
pour que le poids de nos croix de deuil,
de souffrance, de péché,
soit allégé;
pour que s'ouvrent
les portes de l'Espérance.

Les bouleversants alléluia
nous conduisent aux franges de l'indicible,
là où toute forme d'écriture
le cède à jamais à la musique silencieuse

Marie-Hélène Renaut

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Prendre la route du désert

Jadis, le Carême était perçu comme une période de jeûne et de pénitence que l’Eglise proposait à ses fidèles pour les préparer aux fêtes pascales. Si les notions de jeûne et pénitence nous semblent aujourd’hui négatives, il y a lieu de présenter le Carême de manière positive. Notons que sa durée a été, depuis le IVème siècle fixée à 40 jours et que, dans les Eglises orientales, où le samedi et le dimanche sont considérés comme jours de fête, la période de Carême commence 8 semaines avant Pâques. Dans les Eglises occidentales, où  seul le dimanche est un jour de fête, la période  de quarante jours commence le mercredi des Cendres et dure, à l’exception des dimanches, jusqu’à la  veille de Pâques. Quelle coïncidence avec le passage du peuple d’Israël au désert pendant 40 ans ? Quel parallélisme avec la retraite faite par Jésus au désert, après son baptême ? Ces parallélismes nous donnent de comprendre davantage la signification de la période de Carême.

Le désert est caractérisé par la stérilité. Quand on le survole, on n’y voit qu’un amas de sable. Sa configuration géographique est telle qu’on ne peut y envisager aucune activité rurale ni industrielle. Là où l’eau  ne coule  pas, la vie  est impossible. Voilà pourquoi il est toujours inhabité. La question se pose alors de savoir pourquoi le Seigneur avait résolu de faire passer son peuple au désert pendant quarante ans pour arriver à la Terre Promise et pourquoi son Fils avait choisi le désert pour y faire sa retraite. Le passage au désert constituait certainement une dure épreuve pour le peuple d’Israël – notons en passant que ce peuple était pasteur de métier et polythéiste de croyance – et donc à se prendre lui-même en charge. Allons-nous nous étonner que, faisant l’expérience de la famine au désert, il ait regretté la période d’esclavagisme où malgré tout il disposait quand même de la viande ? N’ayant pas encore fortifié sa  relation avec le Dieu Unique, le peuple d’Israël, confronté à la famine, avait perdu la confiance à ce Dieu et était ainsi revenu aux dieux qu’il se fabriquait, cédant à l’idolâtrie. Jésus, qui venait de vivre des moments intenses avec son Père dans le désert, a résisté aux tentations de toute sorte. Le désert constitue le lieu du combat spirituel que l’on ne peut gagner qu’en profitant des atouts dont il dispose.

Tant la stérilité du désert que l’inactivité et l’improductivité qu’il implique, comportent une signification du point de vue spirituel. La première, c’est qu’il donne à celui qui en fait l’expérience d’apprendre à ne compter que sur Dieu à l’instar du peuple d’Israël qui ne pouvait que se vouer à Dieu pour survivre. C’est ici le lieu où l’homme moderne que nous sommes, est invité à assumer la réplique du Christ à Satan pendant sa retraite : l’homme ne vit pas seulement de son autonomie mais aussi de sa relation avec Dieu. C’est dans ce sens que nous pouvons également saisir la pratique du jeûne et les différents sacrifices que l’Eglise nous recommande particulièrement à cette période. Mais si nous pouvons disposer par nos propres efforts de ce dont nous avons besoin pour vivre et organiser notre société, cela ne rend pas l’ouverture à Dieu caduque ou dépassée.

Un tel apprentissage s’avérait nécessaire pour le peuple d’Israël qui était polythéiste par surcroît. En ne comptant que sur ce Dieu libérateur qui lui avait permis de survivre au désert, il avait pu, deuxième signification, se rendre compte de l’authenticité et de la véracité du Dieu unique, le seul capable de libérer, de sauver et donc de créer. Ce Dieu ne procède pas de l’imagination humaine, aussi féconde soit-elle, comme l’ont prétendu certains modernistes. Il n’est pas non plus une idée obtenue au terme d’une pensée logique mais Il s’est révélé à Moïse et a accompli sa promesse. La première expérience que le peuple d’Israël a pu  faire du Dieu unique est celle de la libération et donc du salut. Le Dieu unique est celui de l’alliance avec son peuple, entretenant avec lui des relations entièrement personnelles. C’est en passant par le  désert que le peuple d’Israël a pu faire une telle expérience. Voilà pourquoi le Christ y passait souvent pour faire à son tour l’expérience du face-à-face avec son Père, pour  vivre une intimité profonde avec lui.

Une des raisons de la période de Carême est celle-là : intensifier davantage notre relation avec Dieu, vivre une intimité profonde avec Lui et par voie de conséquence, apprendre à  lui faire confiance. Or, l’endroit le plus approprié est  le désert qui, grâce à sa configuration, permet le silence tant extérieur qu’intérieur, le dépouillement c’est-à-dire le désencombrement. Ces deux éléments constituent, à notre avis, les conditions nécessaires du face-à-face avec le Seigneur. Silence parce qu’on ne  rencontre pas le Seigneur dans le bruit. Ce silence est lui-même conditionné par toute l’attention que l’on doit accorder au Seigneur quand on est en face de Lui. D’où le désencombrement, le vide autour et en  soi pour se laisser pleinement envahir par l’Esprit de Dieu.

C’est dans cette perspective que le désert prend une dimension entièrement spirituelle. Il signifie, pour nous chrétiens, ce moment inouï de  la rencontre  personnelle et donc intime avec Dieu devant qui tout le reste devient relatif sinon accessoire. D’où l’intensification de certaines pratiques comme la prière, le jeûne et la charité en cette période. La prière, c’est ce moment d’intimité avec Dieu. Le jeûne, c’est le désencombrement pour être tout  à Dieu  et  la charité les retombées de cette rencontre. En définitive, c’est dans nos cœurs que cette traversée du désert, c’est-à-dire le silence et le dépouillement, doit  pouvoir se réaliser pour pouvoir faire l’expérience du face-à-face avec Dieu dans l’intimité profonde que nous offre cet endroit. Profitons donc de cette période pour vivre des moments inouïs avec notre Dieu.

Denis Kialuta

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Le pardon

Rien ne peut peser aussi lourdement que ton impuissance à pardonner
Et rien n’est aussi tragique que vivre jour et nuit avec, dans son cœur,
ce caillou pointu de rancune et de haine.
Quelqu’un, ou peut-être beaucoup, t’ont fait du mal
et tu t’es peu à peu refroidi.
Tu n’es plus le même. Tu es étonné.
Tu n’es plus aussi doux, aussi généreux, aussi bon.
Ton affection s’est changée en froideur.
Ta sympathie en antipathie.
Là où il y avait un lien, il y a une cassure. Cela te fait mal.
L’amitié est devenue inimitié.
Ton amour s’est doucement changé en haine.
Et tu en souffres. Tu te sens emprisonné.
Tes volets sont fermés.
Le soleil reste dehors. La vie devient écrasante.
Au plus profond de ton cœur, tu aspires à la délivrance.

Il n’y a qu’un chemin, crois-moi !

PARDON ! Pardonne !
Cela coûte beaucoup, je le sais, mais cela en vaut la peine.

PARDONNER est une forme de créativité ;
c’est engendrer de la « vie nouvelle » et des « joies nouvelles »,
cela crée de nouvelles possibilités en toi-même et dans les autres.

PARDONNER, tu devras le faire souvent ;
tu dois pardonner en effet soixante-dix sept fois, jusqu’à l’infini,
car toi-même aussi tu as tant besoin de pardon.

Phil Bosmans

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REFLEXIONS SUR LA PRIERE

Prier, adorer

Certains prient dans leur chambre, d'autres devant un beau paysage, d'autres encore en marchant. Certains, en méditant la Parole de Dieu, d'autres en priant le chapelet. Toutes ces formes sont à encourager.
Comme l’'Eucharistie est source et sommet de la vie chrétienne, nous sommes également appelés à nous engager dans l'adoration eucharistique, prière plus visible, un peu plus "officielle" dans un "lieu de prière" (« Appelés à célébrer ») et prolonger ainsi la rencontre faite avec le Christ dans la célébration eucharistique, par la prière auprès de Jésus ressuscité présent dans le Pain de Vie.

Prier et, particulièrement, adorer, c'est :

Regarder Dieu et se laisser regarder par Lui. C'est aimer et se laisser aimer. Venir auprès de Jésus et Lui ouvrir notre cœur, Lui confier nos joies et nos peines, celles des autres... La prière est un acte d'amour qui amène à poser d'autres actes d'amour. C'est un effet "boule de neige".

Faire silence en nous. Faire taire toutes les voix qui sont en nous. Ne pas courir après les pensées inutiles.
    Le silence : on est face à soi-même, face à ses limites. C’est parfois rude, mais bienfaisant.
    Le silence est plus important que la parole, les regards échangés sont plus éloquents que les mots.
    Le silence, c’est l’aide que nous donnons à Dieu pour qu’Il se communique.

Ne pas garder pour nous nos problèmes, nos préoccupations, nos angoisses , mais les offrir à Jésus.

Entrer dans la prière du cœur. Entrer dans l'action de grâce, dans la reconnaissance. Au lieu de ne considérer que ce qui nous manque, rendre également grâce pour ce que nous sommes, pour ce que nous avons,  pour ce qui nous sera donné demain.

S’occuper de Lui et Lui prendra soins de nous, bien mieux que ce qui nous pourrions faire nous-même. Demander une grâce d'abandon et de confiance.

Dans notre société de consommation où tout doit aller vite, accepter de ne rien faire, d’être là et de se laisser aimer, sans préoccupation de rendement direct et visible.

Petit à petit, passer du faire à l’être et dégager ainsi une joie profonde, au-delà du sensible, une paix intérieure.

Décider de mettre Dieu dans l’agenda de nos priorités ; tout arrêter pour n’être qu’à Dieu.

Quand nous n'avons plus rien à Lui dire, être là, rester auprès de Celui qui nous aime et que nous essayons d'aimer.

Un « coin de prière » c'est la prière incarnée, cristallisée dans les objets : quelque chose à voir, une image ; quelque chose pour réchauffer et illuminer, une bougie ; quelque chose à lire, une Bible et quelque chose pour être joyeux, une fleur.

GT - Réflexions glanées par-ci par-là

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CELEBRER

Liturgie - "Et avec votre Esprit"

Au cours de la messe, un double souhait s’entend quatre fois : « Le Seigneur soit avec vous », « Et avec votre esprit ».

Certains s’autorisent parfois à répondre à la salutation du prêtre : Et avec toi aussi », comme si les mots du Rituel devaient vraiment être actualisés… Il est vrai que la traduction anglophone le dit de cette manière, mais il serait sûrement dommage de perdre la saveur biblique, notamment paulinienne (I Co 2, 10-13), du mot « esprit ». Car déjà le souhait « Le Seigneur soit avec vous » est d’origine biblique : c’est la parole de salutation de l’Ange à Gédéon (Jg 6,12) ou de Gabriel à Marie lors de l’Annonciation (Lc 1,28).

Les Pères de l’Eglise expliquaient que la réponse « Et avec votre esprit » fait écho à l’Esprit reçu par le prêtre au jour de son ordination. L’assemblée reconnaît ainsi l’origine sacramentelle du ministère de présidence du prêtre ou de l’évêque. Et c’est tout le mystère de l’Eglise qui se trouve exprimé dans ce dialogue entre ministre et assemblée.

Cet échange de souhaits revient à la messe, lors des rites d’ouverture après le signe de croix, puis juste avant la proclamation de l’Evangile, au début de la prière eucharistique pour l’invitation à la prière, et pour l’envoi avant la bénédiction finale. Ce double souhait scande ainsi les quatre grands moments de la liturgie eucharistique.

Extrait de « Prions en Eglise » - n° 217 de janvier 2005.

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Liturgie - Les couleurs liturgiques

Au début de l'Eglise, il n'existait aucune couleur dans une célébration liturgique. Celui qui célébrait les Saints Mystères le faisait de façon plus simple, car il n'existait aucune règle liturgique à l'époque. Il le faisait dans son costume habituel.

C'est seulement au IXè  siècle que quelques règles commenceront à s'établir. Au XIIè siècle déjà, elles se précisent, c'est surtout Innocent III, le grand Pape liturgiste (+1216) qui sanctionne l'emploi des couleurs, se référant à ce qui se faisait à Rome depuis un certain temps:"Il y a quatre couleurs principales par lesquelles, selon le caractère propre des jours, l'Eglise romaine distingue les vêtements sacrés". Aujourd'hui, les couleurs et leur utilisation sont définitivement fixées (le blanc, le violet, le rouge et le vert).

Vous savez, sans doute, l'importance de la couleur dans la vie de tous les jours. Elles souligne l'importance de certains événements, embellit les parutions, annonce le danger et que dire d'un jardin de fleurs. L'Eglise se sert de la couleur dans la liturgie pour nous aider à pénétrer le mystère du salut célébré. 

Vous remarquerez que les vêtements du prêtre, ou les ornements de l'Eglise changent de couleur souvent dans l'année. Il est vrai que leur sens est purement symbolique: elles servent à suggérer à l'esprit le temps liturgique dans lequel on vit, le mystère ou la fête qu'on célèbre.                                                                                                                                                                  

Le blanc

Le blanc et or sont utilisés pour manifester pleinement la fête. Couleur de la joie, de la lumière pascale, et donc couleur de la vie. L'ornement est blanc et or au temps de Noël, au temps de Pâques, et pour les fêtes du Christ, de la Vierge Marie, des anges, et des saints non martyrs. Il est aussi utilisé au baptême.

Le violet

Il est utilisé pendant l'Avent et le carême, aux messes de pénitence et aux liturgies des défunts. Le violet exprime l'attente de la rencontre avec le Christ, le temps de conversion

Le rouge

Elle est la couleur utilisée le dimanche des Rameaux et de la Passion, le Vendredi Saint, le dimanche de la Pentecôte, aux fêtes de la Croix, des apôtres et des martyrs. Elle symbolise le feu et le sang qui évoque aussi l'Esprit Saint.

Le vert

Le vert est la couleur du printemps: il exprime la vie et l'espérance de la foi manifestées par la présence de Jésus, vivant dans notre temps. Il est utilisé dans l'année. On l'utilise pour le temps ordinaire, lorsqu'il n'y a pas de fête particulière.

N.B. L'or n'est pas, à proprement parler, une couleur liturgique à part. Souvent il sert  d'ornement au blanc. Il est symbole de gloire et de richesse, de rayonnement et de splendeur. Il peut signifier aussi la royauté du Christ, la puissance de Dieu.

Dieudonné Ilunga

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ETINCELLES

Un conte de chaque jour

Un jour, l’âne d’un fermier tomba dans un puits. L’animal gémit pitoyablement pendant des heures et le fermier se demandait bien ce qu’il allait faire. Finalement, il conclut que l’animal était vieux et que de toute façon le puits devait disparaître. Il n’était donc pas rentable de tenter de récupérer l’âne.

Il invita ses voisins à venir l’aider. Chacun saisit une pelle et ils commencèrent à enterrer le puits. Au début, l’âne réalisant ce qui se produisait, se mit à crier terriblement. Puis, à la stupéfaction de tout le monde, il se tut. Quelques pelletées plus tard, le fermier regarda finalement dans le fond du puits et fut étonné …

Après chaque pelletée de terre qui tombait sur lui, l’âne réagissait aussitôt. Il se secouait pour enlever la terre de son dos et piétinait  ensuite le sol sous sabots. Pendant que les voisins du fermier continuaient à jeter de la  terre et des cailloux sur l’animal, il se secouait et montait toujours plus haut. Bientôt chacun fut stupéfait de voir l’âne sortir du puits et se mettre à trotter !

La vie peut nous engloutir sous toutes sortes de choses …Le truc pour se sortir du trou est de se secouer pour avancer… Chacun de nos ennuis est une pierre qui permet de progresser… Nous pouvons sortir des puits les plus profonds en n’arrêtant jamais de nous  battre…

N’abandonnons jamais, secouons-nous et fonçons ! Surtout dans les moments les plus sombres, rappelons-nous de libérer notre esprit des inquiétudes, de libérer  notre cœur de la haine, de vivre simplement, de donner plus et d’attendre moins !

Extrait de  « Cap plein cœur , revue de la Fraternité Marie de la Sainte Trinité – n° 18 (janvier 2005)

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En donnant le communion

Ce dimanche, j’ai eu l’honneur de donner la communion. J’ai été infiniment touchée pour toutes ces mains qui  se tendent pour  recevoir le corps du Christ.

Des mains longues et frêles de jeunes filles, des mains calleuses et larges d’ouvriers, des mains noueuses et ridées, des mains rouges et rugueuses, des mains solides avec des traces indélébiles de cambouis d’un garagiste, des blanches et fines d’un docteur ou d’un avocat, une main plâtrée, des mains désinvoltes, des mains pieuses et recueillies, des mains nerveuses et crispées, des mains  indolentes, des mains qui prennent leur dû, des mains humbles, les mains brunes d’un Africain, des mains de femmes, d’hommes, d’enfant. Toutes ces mains d’enfants d’un même Père.

En regardant toutes ces mains, toutes vos mains, tendues vers Jésus, Pain de Vie, je pensais à cette dame que j’avais rencontrée la veille et qui me demandait du pain parce qu’elle avait faim. Elle avait le même geste, la même main tendue.

 Il y a des gestes qui unissent les hommes plus qu’on l’imagine. La main tendue des mendiants de pain, nos mains tendues de mendiants de Dieu, de mendiants d’Amour. Mains tendues pour vivre. Dieu, source d’Amour, aussi indispensable que le pain pour notre vie.

Solange Fornaroli.

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FLASH SUR ...

D

ieudonné Ilunga

Monsieur l'abbé Dieudonné Ilunga, pourriez-vous d'abord, pour faire mieux connaissance avec vous, nous décrire les diverses fonctions successives qui furent les vôtres dans l'Eglise de Belgique et dans l'Eglise du Congo.?

Merci pour votre question. Permettez que je réponde à la 2è partie qui concerne l'Eglise du Congo, car pour celle de la Belgique, je ne suis qu'au début et donc c'est encore tôt.

Après mes études de philosophie et de théologie, j'ai été ordonné prêtre le 02/08/2003 à Kolwezi (KATANGA) en R.D.C. Juste après mon ordination, mon supérieur avec son conseil m'a nommé à la Procure à Lubumbashi, c'est-à-dire dans une maison d'accueil comme responsable.

 Une année après, le besoin s'est fait sentir dans une maison de formation des frères qui terminent le cycle de philosophie et font leur expérience de vie avec les pauvres pendant une année. Alors, mon supérieur me demanda de me joindre à l'équipe de ceux qui les accompagnent. Quelques mois après, j'ai été choisi parmi ceux qui sont venus en Belgique, dans l'archidiocèse de Malines-Bruxelles pour une expérience pastorale. Me voici parmi vous.

Comment ressentez-vous votre arrivée à Basse-Wavre? Une paroisse facile ou difficile?

Depuis mon arrivée dans cette paroisse, je ne me sens pas étranger au niveau relationnel que ça soit avec le curé tout comme avec les paroissiens. Sauf, les quelques petites différences des cultures et des mentalités.

Laissez-moi vous dire que notre tâche comme prêtre est facile si et seulement si nous l'accomplissons dans la foi, la joie et la confiance au Seigneur.

Notre curé Christian vous a-t-il déjà confié des missions particulières au sein de la paroisse?

Je dis oui à cette question. J'ai reçu déjà quelques attributions, comme les célébrations quotidiennes et dominicales; la préparation au baptême;  et je célèbre de temps en temps des funérailles. Il m'a aussi demandé dans un premier moment de participer à toutes les réunions paroissiales pour connaître un peu ce qui se fait en paroisse. Je le fais déjà. J'ai fait des visites des malades et à domicile. De temps à autre, je fais des enseignements pour les cellules d’évangélisation.

Pensez-vous pouvoir nous apporter dans votre ministère une vision particulière de votre pays d'origine?

Ma présence dans cette paroisse suppose déjà cet apport étant donné que je suis porteur d'une culture donnée.

Quelle est la place des jeunes et adolescents dans l'Eglise de ce même pays?

Ici comme partout ailleurs, les jeunes constituent l'avenir d'un pays, et donc de l'Eglise là où elle est présente. Les jeunes en général et les adolescents en particulier au Congo occupent une place de choix. On ne leur a pas choisi une place dans l'Eglise mais ils se sont choisi eux-mêmes une place. Il faut le dire. Au Congo c'est surtout la jeunesse qui fait bouger les choses dans l'Eglise du fait qu'elle s'implique dans la vie active de l'Eglise. Bien sûr, ils y arrivent avec le concours des adultes selon qu'ils ont leur expérience dans la vie de foi. Ils poussent et encouragent les jeunes à faire quelque chose dans cette même Eglise.

Pourriez-vous nous donner un aperçu des grands besoins de l'Eglise du Congo?

Comme vous l'entendez par certaines bouches, le Congo de manière générale, a des besoins dans beaucoup de domaines. Mais l'Eglise, d'après ma vision personnelle, a aussi des besoins. Et par le temps qui court le besoin prioritaire à mon avis, c'est que l'Eglise attend de la part des gens de bonne volonté une aide qui ne soit pas seulement matérielle mais surtout sur le plan politique  une aide dans son processus vers la Paix véritable. C'est avec les yeux de la foi que l'Eglise attend cette Paix dans son impatience.

Propos recueillis par André Lepage

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ECHOS

Le Conseil Paroissial de janvier 2005

La réunion du 25/01 du Conseil paroissial a été consacrée au thème :
“Appelés pour célébrer la réconciliation … ENSEMBLE”
que l’équipe d’animation paroissiale a choisi comme fil conducteur pour ce Carême.

Quelques commentaires préliminaires

Il faut repréciser le fondement du sacrement de Réconciliation, car Dieu nous accueille toujours, même dans nos pires fautes.

Dans le cadre d’une démarche personnelle, la Réconciliation est une Bonne Nouvelle qui a un pouvoir de guérison énorme ; donc, la célébration de la Réconciliation doit avoir un aspect festif et la cérémonie doit être belle; et en même temps, il ne faut pas que la célébration communautaire occulte la démarche personnelle

Quelques pistes d’action

a) durant la préparation

* la mise en évidence des différents aspects du pardon, sous forme de thèmes préparés par les prêtres, au cours des 5 dimanches du Carême, pendant les eucharisties, avec possibilité d’y inclure quelques témoignages
* une soirée d’enseignement ou / et de réflexion aura lieu le 1er mars à 20 h avec « questions-réponses » à la Salle du Rivage.
* les différents groupes de la Paroisse sont invités à participer à la préparation de la célébration festive de la Réconciliation qui aura lieu le lundi 21 mars à 19 heures.

b) durant la cérémonie

Les paroissiens et les groupes qui auront participé à la préparation seront invités à concrétiser en point d’orgue au cours de la cérémonie les démarches qu’ils auront préparées :
* témoignages
* démarche artistique : représentation (mime) de la Parabole du Fils Prodigue
* exposition du tableau de Rembrandt (Le Fils prodigue)
* déposer un caillou…. écrire une lettre…
* dans la Basilique, mise en évidence (au moyen de textes appropriés) des Saints, en particulier ceux  qui par leur vie ont souligné l’infinie miséricorde de Dieu : le saint curé d’Ars, Sainte Maria Goretti, Sainte  Thérèse de l’Enfant Jésus, ...

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APPEL

L'équipe de l'homélie adaptée

L’équipe qui encadre les enfants et leur prépare une homélie adaptée pendant la messe de 10h30, le dimanche matin, recherche d’urgence de nouveaux membres pour la Basilique.

Il ne faut pas de connaissances particulières, des livres, des idées, des sites Internet … sont à disposition. Vous êtes même cordialement invités à suivre les enfants un de ces prochains dimanches afin de voir ce qui s’y fait. Les enfants sont généralement divisés en 2 groupes : ceux qui ont déjà fait leur première communion (env. 8 à 12 ans) et les plus jeunes (env. 4 à 8 ans). L’Evangile leur est expliqué en mots simples : petits jeux, dessins, … peuvent les aider à mieux comprendre le message de la Bonne Nouvelle. Ce n’est pas une lourde charge, il faut prévoir plus ou moins 3 réunions par an pour préparer une animation spéciale pour le Carême ainsi que le conte de Noël présenté aux enfants lors de la messe du 24 décembre à 18h.

L’équipe actuelle en place compte des membres qui y participent depuis plus de 10 ans et souhaitent vivement une relève et l’apport d’idées nouvelles !

Ce serait vraiment dommage de ne pouvoir continuer à organiser cette homélie adaptée tellement importante pour les enfants ! Nous comptons donc sur votre enthousiasme et sommes certains que de nombreuses personnes vont se manifester !

Vous pouvez donner vos coordonnées à l’un des prêtres ou aux responsables de l’équipe. D’avance, nous vous en remercions

Bernard et Monique MARIN  (010/22.35.61)
M. De Beer (010/241540)                   D. Thomas (010/223903)
F. De Zutter (010/25490)                    S. Roosen (010/227958)
M.-M. Martin (101/225054)                B. Verhelpen (010/228882)

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CALENDRIER PASTORAL

Année 2004-2005

Mars 2005
Mardi 1er à 20h : salle du Rivage : Enseignement + questions-réponses sur le sacrement de Réconciliation. Samedi 5 à 18h : messe des familles suivie du Repas de Solidarité
Samedi 12 de 21h à 7h du matin : nuit d’adoration
Lundi 21 à 19h : célébration festive de la Réconciliation pour tous   les âges.
Jeudi Saint 24 : 20h : La Cène du Seigneur + adoration
Vendredi Saint 25 : 15h : chemin de croix suivi de confessions
                             20h : La Passion du Seigneur Samedi Saint 26 : 21h : Veillée Pascale (Confessions de 15 à 17 h)
Dimanche de Pâques 26 : 10h30 et 18h : messes de la Résurrection
Lundi de Pâques 27 : 10h30 : messe

Avril 2005
Lundi 4 : 20h : fête de l’Annonciation
Samedi 9 de 21h à 7h du matin : nuit d’adoration
Dimanche 10 à 10h30 : messe des familles
Dimanche 17 à 14h : marche pour les vocations vers Louvain-La-Neuve
Samedi 30 à 20h : chants en l’honneur de la Vierge Marie par le Madrigal du Brabant 

Mai 2005
Dimanche 1 à 11h : profession de foi
Jeudi 5 à 10h30 : fête de l’Ascension et premières communions
Dimanche 8 à 10h30 : messe des familles
Samedi 14 de 21h à 7h du matin : nuit d’adoration
Lundi de Pentecôte 16 : journée de pèlerinage paroissial sur les pas du Père Damien
Dimanche 22 : 10h30 : premières communions

Juin 2005
Samedi 11 de 21h à 7h du matin : nuit d’adoration
Dimanche 5 : 10h30 : messe des familles
Dimanche 26 : 8 – 12h : Grand Tour de Notre-Dame de Basse-Wavre

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